13/04/2018 23:41
Le trafic s'annonce un peu moins perturbé vendredi 13 avril pour le début du troisième épisode de la grève en pointillés à la SNCF, mais les syndicats maintiennent la pression au lendemain d'une intervention télévisée d'Emmanuel Macron qui ne les a en rien rassurés.

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Le troisième épisode de grève depuis début avril destiné à peser sur la réforme ferroviaire en cours d'examen à l'Assemblée nationale, démarre à 20h00 12 avril. Photo: AFP/VNA/CVN


Alors que les vacances scolaires de la zone C (académies d'Ile-de-France, de Toulouse et de Montpellier) débutent dans la soirée, la SNCF prévoit davantage de trains que lors des premiers jours de la grève par épisode lancée pour bloquer le projet gouvernemental de réforme du ferroviaire.

Vendredi sont ainsi prévus un TGV et un TER sur trois, deux Transilien sur cinq et un train Intercités sur cinq. Le trafic international est "normal" pour les Eurostar, "quasi normal" pour les Thalys, tandis qu'un train Lyria sur six circule.

Selon la SNCF, 38% des personnels indispensables à la circulation des trains sont en grève, soit beaucoup moins que lors du premier épisode de la grève (48% les 3 et 4 avril), plus que dimanche dernier (35%) et moins que lundi (43%).

Le président Macron a dit jeudi 12 avril vouloir "aller au bout" de la réforme "indispensable" de la SNCF, qui "doit se réorganiser". Il a appelé les syndicats "au calme", affirmant les avoir "entendus".

Les quatre syndicats représentatifs à la SNCF, qui réclament depuis des semaines de "vraies négociations" sur la réforme, ont tous critiqué l'intervention présidentielle.

Le statut des cheminots? Ce "contrat" sera conservé pour ceux qui "sont rentrés avec" à la SNCF et même pour ceux qui seront transférés dans une autre entreprise après l'ouverture à la concurrence, a assuré le président. "Donc on ne leur demande pas d'efforts, on leur dit juste d'accepter" la suppression du statut pour "les nouveaux" embauchés, dont les contrats seront basés sur "la convention" collective du transport ferroviaire "qui va se définir ensuite", a-t-il souligné.

Faux, a rétorqué SUD-Rail (3e syndicat de la SNCF): "annoncer comme (M. Macron) l'a fait que seuls les nouveaux entrants seraient impactés" par la suppression du statut "est faux" car Élisabeth Borne, la ministre des Transports, et Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, "ont tous deux confirmé la future abrogation du décret fixant le statut".

 

AFP/VNA/CVN

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