15/03/2018 08:49
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a présenté mercredi 14 mars sa démission, réclamée par l'opposition après l'assassinat en février d'un journaliste qui enquêtait sur la corruption, Jan Kuciak.

>>Slovaquie : des milliers de jeunes manifestent contre la corruption
 

Le Premier ministre slovaque Robert Fico au cours d'une conférence de presse, le 14 mars à Bratislava.
Photo : AFP/VNA/CVN


"Aujourd'hui, j'ai offert ma démission au président de la République" Andrej Kiska, a déclaré M. Fico. "Si le président l'accepte, je suis prêt à démissionner demain".

Le chef du gouvernement a fait son annonce en présence des chefs des partis membres de la coalition gouvernementale, Most-Hid (centre droit, proche de la minorité hongroise) et le Parti National Slovaque (SNS, droite nationaliste), Bela Bugar et Andrej Danko, après une rencontre avec le président slovaque.

Selon Robert Fico, 53 ans, le pays risque toutefois de "plonger dans le chaos, si les hommes de l'opposition actuelle prennent le pouvoir". Il souhaite éviter des élections anticipées.

Jan Kuciak, tué par balle avec sa fiancée, avait enquêté sur la corruption et des liens présumés entre des responsables politiques slovaques et des hommes d'affaires italiens soupçonnés d'être liés à la mafia calabraise, la Ndrangheta.

L'assassinat a provoqué une crise politique en Slovaquie et fait sortir dans la rue plusieurs dizaines de milliers de personnes pour protester contre la corruption et demander le départ de Robert Fico.

Selon un récent sondage réalisé par l'institut Focus, 62% des Slovaques se prononcent pour sa démission, contre 13% qui estiment qu'il devrait rester en place.

D'après le quotidien Sme, le vice-Premier ministre Peter Pellegrini, 42 ans, pourrait être candidat du parti Smer-SD de M. Fico à sa succession à la tête du gouvernement.

 

AFP/VNA/CVN

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