13/04/2018 10:34
Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a convoqué jeudi 12 avril une réunion de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) le 18 avril pour "étudier la suite" après la publication de ses conclusions confirmant l’identité du poison utilisé contre l’ex-espion russe Sergueï Skripal.

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Des membres des services d'urgence installent une tente de protection, le 8 mars à Salisbury, sur le banc où l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients. Photo: AFP/VNA/CVN


L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé jeudi 12 avril la thèse du gouvernement britannique sur l’identité de l’agent innervant utilisé en Angleterre pour empoisonner l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille.

"Les résultats de l’analyse menée par les laboratoires désignés par l’OIAC confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury qui a grièvement blessé trois personnes", indique l’OIAC dans un communiqué publié à Londres, soulignant la "grande pureté" de la substance.

Londres a identifié la substance comme un agent innervant de la famille Novitchok, de conception soviétique, et rendu Moscou responsable de l’attaque.

L’affaire a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou, qui nie toute implication, et les Occidentaux. Elle s’est traduite par la plus importante vague d’expulsions croisées de diplomates de l’Histoire.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a immédiatement réagi en convoquant une réunion de l’OIAC le 18 avril pour "étudier la suite".

"Nous travaillerons sans relâche avec nos partenaires pour arrêter l’utilisation inadmissible d’armes de ce type et nous avons convoqué une session du conseil exécutif de l’OIAC pour mercredi prochain 18 avril", a souligné le ministre dans un communiqué.

L’OIAC précise que le nom et la structure de la substance chimique identifiée sont contenus dans "le rapport classifié complet" disponible pour les États membres.

Boris Johnson a assuré qu’il "ne peut y avoir aucun doute sur ce qui a été utilisé et il n’y a pas d’explication alternative sur le responsable - seule la Russie a les moyens, le mobile et l’expérience en la matière", demandant une nouvelle fois au Kremlin d’"apporter des réponses".

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été empoisonnés le 4 mars à Salisbury (Sud-Ouest) par l’agent innervant. Ils ont été hospitalisés dans un état critique.

Entretemps, Ioulia a pu quitter l’hôpital et l’état de son père est en constante amélioration, selon les médecins qui le suivent.

Un policier britannique qui avait été hospitalisé après avoir été intoxiqué en portant secours aux Skripal a pu quitter l’hôpital le 22 mars.

AFP/VNA/CVN

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