08/03/2018 10:12
Les Sierra-Léonais se sont déplacés en nombre mercredi 7 mars pour élire leur nouveau président et les principaux candidats ont promis le changement des pratiques politiques et des conditions de vie dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, gangrené par la corruption.
>>Ouverture officielle de la campagne électorale au Sierra Leone

Une femme glisse son bulletin dans l'urne lors des élections générales, le 7 mars à Freetown. Photo : AFP/VNA/CVN

Tout au long de la journée, de longues files d'électeurs ont attendu patiemment leur tour dans la capitale, Freetown. Les quelque 2.700 bureaux de vote ont fermé comme prévu à partir de 17h00 (GMT et locales) pour des scrutins présidentiel, législatif et communal, où plus de 3,1 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes. De premiers résultats partiels sont attendus dans les 48 heures.

Si aucun candidat n'obtient 55% des voix, un second tour sera organisé dans un mois, une hypothèse d'autant plus probable que le président sortant, Ernest Bai Koroma, ne peut se représenter, après deux mandats de cinq ans. Son ancien ministre des Affaires étrangères, Samura Kamara, 66 ans, assume l'héritage et porte les couleurs du parti au pouvoir, l'APC.

Face à lui, le SLPP, principale formation de l'opposition, présente de nouveau l'ancien général Julius Maada Bio, battu par M. Koroma en 2012. "Jusqu'à présent, les opérations se déroulent pacifiquement et je suis satisfait de l'organisation", a déclaré M. Bio après avoir voté, prévenant qu'il n'accepterait "que des élections libres, justes et crédibles".

Carte de la Sierra Leone. Photo : AFP/VNA/CVN

Il risque cette fois de perdre des électeurs au profit d'un ancien dirigeant de son parti, Kandeh Yumkella, qui se présente à la tête d'une nouvelle formation, la Grande coalition nationale (NGC). Ce "troisième homme" pourrait jouer le rôle de faiseur de roi en cas de second tour.

Vers 18h00, la résidence de Julius Maada Bio a été encerclée par la police à laquelle on avait refusé d'entrer, selon les policiers. Après une intervention de l'ancien président du Ghana et d'un observateur du scrutin, John Dramani Mahama, la police a été autoriséee à entrer dans la résidence, selon la même source. Les policiers ont examiné plusieurs ordinateurs portables et sont sortis de la ré&sidence vers 20h00.

Selon un porte-parole du SLPP, il s'agit "d'un acte d'intimidation" visant a nuire à la régularité du scrutin. Le vote s'est généralement déroulé dans le calme, mais deux personnes ont été arrêtées à la suite d'une altercation entre partisans de l'APC et du SLPP à Freetown, a indiqué la police et le NGC a dénoncé des "tentatives de votes multiples" et des "bulletins de vote manquants" à Port Loko et Tonkolili, fiefs du parti au pouvoir.
 
AFP/VNA/CVN


 
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