05/05/2015 16:34
La sélection nationale de wushu a effectué un stage de préparation en Chine en vue de la 28e édition des Jeux d’Asie du Sud-Est (SEA Games 28) à Singapour, en juin prochain. Pour des jeux réussis, les combattants vietnamiens devront ramener trois médailles d’or. Un objectif raisonnable.

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Le wushu vietnamien aura-t-il les armes pour briller aux 28es Jeux d’Asie du Sud-Est à Singapour ? Réponse en juin prochain.
Photo : Huu Quy/VNA/CVN


Lors de la dernière édition des Jeux d’Asie du Sud-Est, le wushu avait permis d’apporter au Vietnam cinq médailles d’or : trois dans l’épreuve de taolu (performance) et deux autres dans celle de sanshou (combat). Mais cette année, le pays organisateur a décidé de retirer l’épreuve féminine de sanshou. D’où un objectif de titres revu à la baisse.

À noter aussi que les problèmes de financement qui ont menacé le bon déroulement de la préparation ont été résolus grâce à l’aide de la ville de Hanoi, qui dispose de la plupart des meilleurs éléments au niveau du pays.

Pour les SEA Games à proprement parler, outre le fait de retirer l’épreuve féminine de sanshou (présente aux cinq dernières éditions), Singapour a apporté certaines modifications pour s’adapter au niveau - plutôt modeste - de ses athlètes. La première, et non des moindres, est la suppression du barème en fonction de la difficulté technique pour les démonstrations avec armes longues. Ce qui évitera les choix trop ambitieux, rédhibitoires à ce niveau. Le pays organisateur a aussi décidé d’ajouter deux ensembles de médailles : tai-chi-chuan messieurs et dames, pour favoriser ses représentants. Ces «retouches» devraient permettre à Singapour de faire mieux qu’aux SEA Games 27, desquels il était revenu avec une seule médaille du plus beau des métaux.

Le Vietnam, une des trois meilleures nations
en wushu d’Asie du Sud-Est


«Le Vietnam est actuellement l’une des trois meilleures nations en wushu d’Asie du Sud-Est», affirme Lê Minh Hà, responsable du wushu du Département général de l’éducation physique et des sports. Les deux autres sont la Malaisie et l’Indonésie. La première mise sur cet art martial depuis des années, en visant des titres dans les plus grandes compétitions internationales. Il en va de même pour l’Indonésie qui, depuis sept ans, cherche à améliorer continuellement le niveau de ses champions.

Si le Vietnam compte dans ses rangs des pratiquants de très haut niveau, les entraînements proposés sont eux un ton en dessous. Un constat mis en évidence depuis que la Fédération internationale de wushu a décidé de relever le niveau des épreuves. Obtenir des champions de l’acabit de Duong Thúy Vi prend ainsi beaucoup de temps (plus de dix ans). Et les localités ont toutes les peines du monde à former de tels champions, faute de moyens - matériels et financiers - suffisants. La relève peine ainsi à se dessiner, à l’inverse des autres nations citées plus haut, dont le vivier est important. Ne reste plus qu’à savoir si l’équipe actuelle parviendra à l’objectif fixé pour ces 28es Jeux d’Asie du Sud-Est. 

Mai Quynh/CVN

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