08/09/2015 10:13
L'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy a été entendu le 4 septembre par les policiers dans l'enquête Bygmalion sur un système de fausses factures qui aurait été mis en place pour dissimuler une explosion de ses comptes de campagne en 2012.
>>France : l'UMP réclame 28 millions d'euros à Bygmalion

Revenu à la tête de son parti, devenu Les Républicains (LR), Nicolas Sarkozy a été entendu par les enquêteurs de l'office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff), sous le régime de l'audition libre, a déclaré le 7 septembre une source judiciaire.

Son entourage s'est borné à confirmer qu'il avait "livré son témoignage le 7 septembre dans le cadre de la procédure, lors d'une audition libre".

L'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy, à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône).
Photo : AFP/VNA/CVN


Il n'a jusqu'à présent été mis en cause par aucune des treize personnes mises en examen, anciens responsables de sa campagne, de l'UMP ou de la société de communication Bygmalion. Mais certains de ces protagonistes ont insisté sur le rôle central qu'il avait dans l'animation de sa campagne.

Les enquêteurs soupçonnent un système de fausses factures, reconnu par les responsables de Bygmalion, pour dissimuler un dépassement du plafond légal des dépenses de campagne : celles-ci, engagées notamment pour les meetings, auraient été frauduleusement imputées à l'UMP.

But de la fraude : la prise en charge par le parti d'environ 18,5 millions d'euros pour éviter un enfoncement du plafond autorisé de 22,5 millions et éviter ainsi un rejet des comptes de campagne par le Conseil constitutionnel.

Nicolas Sarkozy a affirmé n'avoir "appris le nom de Bygmalion", chargée d'organiser ses meetings via sa filiale Event and Cie, que "longtemps après la présidentielle".

Pourtant, son ancien directeur de campagne Guillaume Lambert lui a prêté en garde à vue un rôle de décideur dans la stratégie de campagne : "De façon générale, la planification des meetings était soumise à approbation et validée par Nicolas Sarkozy".

C'est Nicolas Sarkozy qui choisit de déclarer sa candidature le 15 février 2012, lui aussi qui décide d'inaugurer sa campagne le lendemain à Annecy. Et le candidat "influait sur les formats de meetings", entre réunions nationales, régionales ou locales, a expliqué son ex-chef de cabinet à l'Élysée.
 
AFP/VNA/CVN

 
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