19/04/2020 15:07
Étant l’un des secteurs les plus gravement touchés par le COVID-19, le tourisme se trouve à l’heure actuelle dans une période dite de "gel" économique.
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Nguyên Quang Vu (centre), directeur adjoint d’un voyagiste doit chercher d’autres petits boulots afin de gagner sa vie durant la période de COVID-19.
Photo : NVCC/CVN

Dans un contexte où l’épidémie du coronavirus est encore compliquée et difficile à prévoir, tous les habitants sont demandés de rester confinés chez eux jusqu’au moins le 22 avril. Avant même l’entrée en vigueur de cette directive, datant du 1er avril, bon nombre de personnes avait d’ores et déjà évité de se mêler aux foules et de voyager. Ainsi, plusieurs dizaines de milliers de réservations de chambres d’hôtels et de plans de voyages ont été annulés.

Compte tenu de la situation, le tourisme du Vietnam, ainsi que du monde entier, est plus morose que jamais. Ainsi, afin de gagner leur vie, nombreux sont les employés de ce secteur qui doivent économiser leurs dépenses, recourir à leur plan d’épargne et chercher d’autres petits boulots.

Travaillant depuis huit ans dans le secteur touristique, Nguyên Quang Vu, directeur adjoint de la société Hatika Travel est choqué par l’impact touristique du COVID-19. Pour lui, le tourisme restera toujours un secteur de pointe de l’économie nationale. Il offre non seulement des revenus importants mais également une multitude d’emplois.

Mais cette crise sanitaire semble sévir sévèrement dans le monde et traumatise le tourisme ainsi que la société dans son ensemble. "Après le Nouvel An, nous avons dû annuler et rembourser les frais de la quasi-totalité des groupes de touristes qui avaient réservé des circuits réservés jusqu’à la fin du mois de juin prochain. Et si la situation ne s’améliore pas, nous devrons encore annuler d’autres circuits dans le futur…", indique-t-il. Avant d’ajouter que la société s’arrête de fonctionner provisoirement car elle n’est pas capable de prendre en charge les dépenses, telles que la location des bâtiments et les rémunérations au personnel, notamment.

Nguyên Ky Luc Ky (debout) travaille comme guide touristique depuis 2014.
Photo : NVCC/CVN

Pour lui, ce qui importe maintenant, c’est d’économiser de l’argent et trouver d’autres emplois afin d’arrondir ses fins de mois si l’épidémie du COVID-19 perdure. En plus de travailler dans le tourisme, il est également enseignant dans plusieurs établissements d’études supérieures. Pour l’instant, il donne des cours en ligne régulièrement. "Le plus tôt on arrivera à battre cette épidémie, le plus rapidement l’économie pourra se rétablir", commente-il. Le directeur adjoint de Hatika Travel fait également part que la société est tournée à l’heure actuelle vers la vente au détail et qu’une fois l’épidémie de COVID-19 éradiquée, la société se focalisera de nouveau dans le tourisme.

Nguyên Ky Luc Ky travaille comme guide touristique depuis 2014. Il accompagne des touristes à l’île de Binh Hung dans la province de Khanh Hoà (Centre). Surnommée les Maldives du Vietnam, l’île accueille depuis 2017 des afflux importants de visiteurs contribuant à faire augmenter le revenu des employés travaillant dans le secteur, dont Luc Ky.

Étant donné la situation imprévisible de cette crise sanitaire, il a dû suspendre son emploi depuis le 11 mars. "Mon revenu à l’heure actuelle est presque nul", confie-t-il. Comme d’autres guides touristiques et habitants de l’île, Luc Ky souhaite que l’épidémie prenne fin rapidement, car pour le moment, il doit puiser dans ses épargnes et vendre des fruits de mers pour gagner son pain.

Mai Quynh/CVN

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