21/06/2021 17:05
Ces derniers jours, avec le pic de chaleur à Hanoï et le contexte de l'épidémie de COVID-19, la demande en livraisons de marchandises et de nourriture a considérablement augmenté. Sous le soleil brûlant, les livreurs arpentent les rues pour gagner leur vie.
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Les Hanoïens achètent davantage leurs repas via les applications Grab ou Now car ils ne peuvent plus se rendre dans les restaurants. 
Photo : VNA/CVN

Les autorités de Hanoï ont pris des mesures drastiques pour contenir la propagation du COVID-19 et depuis le 24 mai à midi, tous les restaurants et cafés sont fermés au public mais continuent de proposer leurs services de restauration à emporter ou en livraison.

De plus, la fournaise n'en finit pas et la canicule qui accable la capitale depuis plusieurs jours oblige toujours plus de monde à conjuguer chaleur et mesures anti-COVID-19.

Été 2021, saison épidémique,
saison des livraisons


Livreur, le métier est déjà assez physique en temps normal, mais quand le thermomètre grimpe au-dessus des 40 °C, voire des 50 °C, prendre la moto sur le bitume brûlant devient une véritable épreuve de force pour le corps.

Le déjeuner est l'heure la plus chargée pour les livreurs. 
Photo : VNA/CVN

Le temps chaud et les épidémies bouleversent la vie des habitants de la capitale, mais la demande en restauration et en shopping reste importante. En conséquence, le nombre de commandes a largement augmenté ce qui représente une occasion en or pour les livreurs d'augmenter leurs revenus.

Malgré les fortes chaleurs, ces derniers travaillent dur pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Trân Quang Tuân Tu (19 ans), actuellement livreur chez Beamin, a déclaré que ces jours-ci, le prix de livraison pour chaque commande était entre 5.000 et 10.000 de dôngs plus élevés que la normale.

''J'ai reçu jusqu'à 40 commandes par jour. Parfois, je n’ai même pas le temps de me reposer, je déjeune à toute vitesse, précipitamment. À côté de ce travail, je suis étudiant, je fais donc mes livraisons sur mon temps libre afin de gagner environ 200.000 à 300.000 dôngs chaque jour. Ces derniers temps, mes revenus peuvent atteindre parfois 600.000 dôngs en une journée'', a ajouté M. Tu.

La canicule et les préoccupations liées au COVID-19 ont donc considérablement augmenté la demande en services de livraison. Les rues de la ville sont en grande partie vides, mais il est facile de repérer les livreurs dans leurs uniformes Grab, Baemin ou Nowship, faisant des allers-retours ou attendant patiemment en file devant les cafés et les restaurants.

"Je pourrais gagner environ 400.000
à 500.000 dôngs par jour"


Nguyên Van Tuân, chauffeur de Grab, a déclaré que lorsque la quatrième vague de pandémie a éclaté, la demande en livraison, en particulier de nourriture, a augmenté drastiquement, surtout à l'heure du déjeuner.

En une après-midi, chaque livreur peut effectuer sept à huit commandes, parfois plus selon la distance de trajet, a-t-il ajouté.

''Avec un tel nombre de commandes, je pourrais gagner environ 400.000 à 500.000 dôngs par jour après avoir soustrait le coût de l'essence, de mon repas et de mon téléphone. Les températures sont élevées ces jours-ci, donc de nombreux clients me donnent des pourboires et mes revenus sont plutôt bons''. ''De nombreux anciens chauffeurs de motos-taxi sont également passés à la livraison'', a-t-il partagé.

Les livreurs attendent leurs commandes sous un viaduc à Hanoï. 
Photo : VNA/CVN

Bien qu'ils soient heureux d’avoir du travail pendant la pandémie, la plupart des livreurs sont préoccupés par leur sécurité sanitaire.

''Je porte deux masques, je me lave les mains fréquemment avec du désinfectant et je me gargarise avec de l'eau salée. Après être rentré chez moi, j'enlève immédiatement mes masques, je me lave et change de vêtements", a déclaré Tuân.

''Malgré la pandémie, je dois gagner de l'argent pour subvenir aux besoins de ma famille. J'espère que la crise sanitaire sera bientôt terminée pour que les livreurs puissent se sentir en sécurité dans leur travail''.

Pour maintenir les affaires tout en mettant en pratique les mesures de prévention de l’épidémie, la plupart des restaurants proposent du désinfectant pour les mains en libre accès et exigent des chauffeurs le port du masque et le respect de la distanciation dans les files d’attente. Les propriétaires ont également équipé leurs commerces de bâches de protection temporaires pour limiter la propagation du virus.

Diêu Thuy/CVN







 
 
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