12/02/2018 11:45
Les enquêteurs russes cherchent à déterminer la cause du crash, près de Moscou, d'un avion de ligne qui a coûté la vie à ses 71 occupants, examinant toutes les hypothèses -conditions climatiques, facteur humain ou problème technique-, mais sans mentionner la piste terroriste.
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Un homme regarde des débris de l'avion qui s'est écrasé près de Moscou, le 11 février, faisant 71 morts. Photo : AFP/VNA/CVN

L'avion de ligne, un biréacteur Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines, s'est écrasé près de Moscou dimanche 11 février peu après avoir décollé de l'aéroport de Domodedovo.

L'appareil a disparu des écrans radar à 14h28 locales (11h28 GMT), quatre minutes après son décollage en direction d'Orsk, une ville de l'Oural. Il s'est écrasé dans le district de Ramenski, à quelque 70 km au sud-est de Moscou, près du village de Stepanovskoïe.

"65 passagers et six membres d'équipage se trouvaient à bord de l'appareil, tous sont morts", a annoncé dans un communiqué l'antenne du parquet spécialisée dans les transports.

Une enquête a été formellement ouverte pour identifier d'éventuelles violations aux règles de sécurité, a annoncé le Comité d'enquête russe. "Toutes les versions possibles de la catastrophe sont étudiées, notamment les conditions climatiques, le facteur humain ou l'état technique de l'avion", a-t-il assuré.

La route menant au site du crash était bloquée dimanche soir après la nuit tombée, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Les environs étaient couverts d'une épaisse couche de neige, qui continuait de tomber, et de longues files de véhicules étaient bloquées sur la route la plus proche du site.

Une vue aérienne des secours qui interviennent après le crash d'un avion près de Moscou, le 11 février, qui a fait 71 morts. Photo : AFP/VNA/CVN

Pour se rendre sur les lieux, les employés du ministère des Situations d'urgence ont du utiliser des motoneiges, tandis que des drones ont exploré les lieux de la catastrophe.

Un boîte noire retrouvée 

Si les recherches des corps et des débris, dispersés sur une zone très étendue, étaient rendues compliquées par la neige, un responsable régional du ministère des Situations d'urgence cité par les agences de presse russes, Sergueï Polietykhine, a indiqué qu'"une boîte noire a été trouvée sur le site du crash".

"Plus de 400 personnes et environ 70 véhicules de secours sont sur le lieu du crash", avait indiqué dimanche soir 11 février le ministère des Situation d'urgence, ajoutant que les recherches allaient se poursuivre toute la nuit grâce à de puissants projecteurs.

L'état des restes des corps est tel qu'il "faudra une expertise génétique" pour procéder à l'identification des victimes, a indiqué le ministre russe des transports, Maxime Sokolov, précisant qu'une telle procédure pourrait "prendre deux à trois mois".

"J'ai ressenti une onde de choc", a déclaré Maria, une habitante de Nikitskoïe, un village proche de celui où a eu lieu le crash. "Les vitres ont tremblé".

Vladimir Poutine a présenté ses condoléances aux proches des victimes et annulé un déplacement prévu lundi 12 février à Sotchi (Sud) où il devait recevoir le président palestinien Mahmoud Abbas, a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences russes. Cet entretien aura lieu à Moscou.

Les télévisions russes ont montré des débris de l'appareil apparemment pulvérisé, aux couleurs orange de Saratov Airlines, disséminés dans des champs enneigées.

Une cellule de crise a été ouverte à l'aéroport Domodedovo, le second aéroport de la capitale russe en nombre de passagers, tout comme dans l'aéroport d'Orsk, une ville de l'Oural proche de la frontière avec le Kazakhstan.

La majorité des passagers de l'avion étaient originaires de la région d'Orenbourg, dont Orsk est la deuxième ville la plus importante. Un adolescent et deux enfants se trouvaient parmi les passagers.

L'Antonov-148 avait été mis en service en 2010, a précisé Saratov Airlines dans un communiqué.

Basée à Saratov (Volga), la compagnie exploite essentiellement des avions russes Antonov ou Yakovlev et n'avait jamais été impliquée dans un accident mortel depuis 1991. Elle dessert surtout des villes de province en Russie ainsi que les capitales du Caucase.

Avion biréacteur du constructeur ukrainien Antonov, l'An-148 a réalisé son premier vol en 2004. Ce court-courrier peut transporter jusqu'à 85 passagers sur une distance de 3.500 kilomètres.

Depuis son entrée en exploitation ce type d'avion a connu au moins cinq incidents impliquant le train d'atterrissage, le système électrique et le système de guidage.

AFP/VNA/CVN

 
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