02/06/2021 10:44
Les bilans en début de semaine sont souvent anormalement bas après le week-end en raison des retards dans l'enregistrement des cas (lundi 31 mai était un jour férié).
Des membres du personnel de soins intensifs s'occupent d'un patient atteint du COVID-19 à l'hôpital King's College de Londres (Royaume-Uni) le 27 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN


La diminution du nombre de morts constitue néanmoins une bonne nouvelle symbolique pour le pays le plus endeuillé d'Europe, avec presque 128.000 morts dues à la pandémie.

C'est le résultat d'un long confinement et d'une campagne de vaccination massive entamée en décembre, qui a permis d'administrer une première dose à plus de 39 millions de personnes (74,9% de la population adulte) et une deuxième à plus de 25 millions (48,9% des adultes).

"Tout le pays sera ravi d'apprendre qu'aucun décès lié au COVID n'a été enregistré hier", s'est réjoui le ministre de la Santé Matt Hancock, se félicitant que "les vaccins fonctionnent clairement". Mais "malgré cette bonne nouvelle, nous savons que nous n'avons pas encore vaincu ce virus", a-t-il mis en garde.

En effet, le Royaume-Uni a dénombré mardi 1er juin 3.165 cas de contamination supplémentaires (presque 4,5 millions au total) selon le dernier bilan officiel, montrant une augmentation par rapport aux semaines précédentes.

Après un long et strict confinement hivernal, ce pays a connu une amélioration sanitaire qui lui a permis d'alléger les restrictions, mais il est actuellement confronté à une hausse du nombre des cas, largement imputée à la propagation du variant Delta, d'abord apparu en Inde.

Depuis quelques jours, la pression augmente sur le Premier ministre britannique Boris Johnson pour qu'il ralentisse le déconfinement, compromettant la levée des dernières restrictions, initialement prévue pour le 21 juin. Certains scientifiques mettent en garde contre une troisième vague potentielle au Royaume-Uni.

"Nous continuerons à évaluer et à surveiller les données quotidiennement", a promis mardi un porte-parole de Downing Street, rappelant que M. Johnson s'exprimerait sur le sujet la semaine prochaine. Selon les dernières données rendues publiques vendredi par le Bureau national des statistiques, le taux de contamination reste "bas" au Royaume-Uni, malgré des signes d'augmentation.

En Angleterre, l'ONS évaluait au 22 mai à 48.500 le nombre des personnes atteintes par le virus, soit une sur 1.120. En Ecosse, le gouvernement local a décidé de mettre en pause le déconfinement face au variant Delta : la plus grande partie de la nation va rester au niveau deux (réunions limitées à six personnes en intérieur, discothèques fermées), dont la capitale Edimbourg. Seules certaines zones peu affectées comme celle d'Aberdeen, pourront passer samedi au niveau 1 de restrictions, permettant aux citoyens de se retrouver en groupes plus importants.

Cette décision "difficile et complexe" a été prise face à l'arrivée du variant Delta qui "se propage plus rapidement que les précédents variants", a expliqué mardi 1er juin la Première ministre Nicola Sturgeon , affirmant qu'il constituerait "bientôt la moitié des nouveaux cas quotidiens".


APS/VNA/CVN

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