15/03/2021 12:10
Coup de théâtre le dernier jour : le numéro un mondial Primoz Roglic a perdu sur chute(s) Paris-Nice, dimanche 14 mars, au profit du vainqueur sortant, l'Allemand Maximilian Schachmann, après la 8e étape gagnée par le Danois Magnus Cort.
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L'Allemand Maximilian Schachmann, vainqueur de Paris-Nice, après la dernière étape disputée entre Le-Plan-du-Var et Levens, le 14 mars.
Photo : AFP/VNA/CVN

Cuissard déchiré, cuisse et fessier touchés des deux côtés, Roglic a franchi attardé la ligne d'arrivée installée à Levens, à plus de trois minutes de ses rivaux. Descendu brutalement du podium d'une course qu'il dominait jusque-là outrageusement, le Slovène s'est classé finalement 15e.

La dernière étape, au parcours raccourci (93km) et modifié en raison du confinement de Nice et de ses alentours, s'est transformée en cauchemar pour le leader de l'équipe Jumbo. Le peloton a ralenti l'allure à la suite de sa première chute, une vingtaine de kilomètres après le départ, mais la dernière descente, que la course empruntait pour la seconde fois, l'a condamné à l'approche des 25 derniers kilomètres.

Roglic est tombé dans l'un des derniers virages et s'est retrouvé distancé par le premier peloton. S'il a reçu des coups de main occasionnels avant d'être aidé par ses équipiers (Kruijswijk, G. Bennett), il a essayé ensuite de faire la jonction tout seul et s'est rapproché à une dizaine de secondes.

Mais, pour son malheur, le groupe principal s'est éloigné dans la vallée de la Vésubie, martyrisée par l'inondation de l'automne dernier, avant que l'écart grandisse inévitablement dans la côte de Duranus menant vers Levens, site inédit pour la conclusion de la "course au soleil".

Tombé de son piédestal 

Le scénario a eu un goût de déjà vu pour le Slovène, qui avait dû abandonner le Dauphiné en août dernier après une chute. Dans un registre différent -à croire que la France ne lui réussit pas !-, il était également tombé de son piédestal l'an passé, dans un coup dur d'une toute autre importance, lorsqu'il avait perdu son maillot jaune du Tour à la veille de l'arrivée, dans le contre-la-montre de La Planche des Belles Filles.

Roglic, qui faisait cette semaine sa première course de la saison dans Paris-Nice dont il découvrait les pièges, avait déjà connu une alerte jeudi 11 mars dans l'étape de Bollène. Il avait été pris dans la chute de son coéquipier allemand Tony Martin mais sans conséquences dommageables pour lui.

Après l'arrivée, Roglic a croisé et félicité Schachmann qui a réagi sportivement. "Je ne sais pas si je peux être heureux, ce n’est pas sympa de gagner comme cela", a estimé le coureur allemand de l'équipe Bora, le premier à gagner coup sur coup Paris-Nice depuis le Kazakh Alexandre Vinokourov en 2002 et 2003.

Au classement final, Schachmann (27 ans) précède deux coureurs de l'équipe Astana, le Russe Aleksandr Vlasov, deuxième à 19 secondes, et l'Espagnol Ion Izagirre, troisième à 23 secondes. Hormis pour Roglic, la hiérarchie, en effet, est restée stable dans la dernière étape qui a tourné court pour Christophe Laporte, battu de peu par Cort Nielsen et deuxième pour la deuxième fois en trois jours.

Le cyclisme français, qui n'a pas gagné d'étape, n'a guère connu de réussite durant la semaine, à l'image de David Gaudu (abandon sur chute dimanche 14 mars). À part pour Guillaume Martin, à son niveau (6e), et Aurélien Paret-Peintre (9e), les deux seuls à se classer dans les dix premiers.
 
AFP/VNA/CVN
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