23/02/2020 15:27
Au 6e jour de débats toujours au ralenti sur la réforme des retraites à l'Assemblée, les députés ont adopté samedi 22 février sous les applaudissements de la majorité deux premiers amendements concernant les aidants familiaux et le handicap.
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Le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski, le 19 février à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

Décliné à l'identique par des députés de divers bords, l'amendement concernant les aidants ajoute dans les principes généraux de la réforme leur prise en considération dans les objectifs de solidarité du système "universel" de retraite. Le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski s'y est dit favorable, comme le co-rapporteur Nicolas Turquois (MoDem), des élus saluant "un beau moment de consensus".

L'amendement, qui avait déjà eu un feu vert en commission spéciale auparavant, a été adopté à l'unanimité par 105 voix, sous les applaudissements debout de la majorité et de certains LR. "Merci pour cet enthousiasme", a salué au perchoir Sylvain Waserman (MoDem).

Dans la soirée, et également avec l'avis favorable du gouvernement, les députés ont adopté un deuxième amendement, proposé par des LR et des élus Libertés et territoires, prévoyant que le futur système de retraite tiendra compte de la situation des personnes ayant un handicap.

Engagés dans une "partie de ping-pong infernale" depuis lundi 17 février, selon les termes d'un élu centriste, les députés poursuivrent dimanche 23 février l'examen de l'article premier, avec quelque 34.500 amendements à débattre encore sur le projet de loi.

Face au blocage persistant, des responsables d'opposition dont l'insoumis Jean-Luc Mélenchon ont proposé de revoir l'organisation des débats et de passer à un autre article. "Franchement, si vous vouliez qu'on aille vraiment sur les titres de fond (...), eh bien allons-y, retirez vos sous-amendements une fois pour toutes et avançons", a ainsi lancé la présidente de la commission spéciale Brigitte Bourguignon (LREM).

Le rapporteur général Guillaume Gouffier-Cha (LREM) a aussi refusé de débattre du texte "un peu comme on a envie, comme à la buvette". Alors que la majorité renvoie déjà la responsabilité d'un éventuel 49-3 à la gauche de la gauche, Sébastien Jumel (PCF) a jugé qu'"après cet épisode", elle "ne pourra plus se prévaloir de rien pour ne pas porter la responsabilité du 49-3".

AFP/VNA/CVN

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