30/11/2018 17:52
Le Vietnam doit allier secteur public et secteur privé pour résoudre les problématiques de sécurité alimentaire auxquelles il est confronté. Le pays entend encourager la production et le commerce alimentaire conformes aux normes durables de sécurité alimentaire.
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Les consommateurs vietnamiens sont désormais avides d’une alimentation saine.

Lors du 7e forum international sur la sécurité alimentaire, le directeur de la Banque mondiale au Vietnam, Ousmane Dione, estime que la production agricole et la sécurité alimentaire devraient jouer un rôle plus durable dans les temps à venir.

Selon Ousmane Dione, le Vietnam est une forte "puissance agricole". Les exportations agricoles vietnamiennes ont dépassé les 18 milliards de dollars en 2017, ce qui représente une croissance progressive dans ce domaine. Cependant, l’insécurité alimentaire a fait perdre au pays environ 700 millions de dollars par an.

Les aliments insalubres affectent non seulement la santé et la vie des consommateurs, mais aussi l'image de marque du pays. Par conséquent, pour améliorer le prestige des produits agricoles et des denrées alimentaires vietnamiens, le gouvernement devra adopter des stratégies plus appropriées, et prendre en exemple l'expérience de certains pays étrangers.

En outre, le Vietnam doit mettre au point un contrôle plus strict de son marché intérieur, marqué par la nette augmentation de la classe moyenne.

Présentant une opinion similaire, Gabor Fluit, directeur général de Deheus Asia, une entreprise néerlandaise de transformation d'aliments pour animaux, a indiqué que l'agriculture vietnamienne était principalement axée sur les exportations. Cependant, actuellement, le marché intérieur se développe de plus en plus et les vietnamiens deviennent des "clients difficiles".

"Cela signifie que le Vietnam doit renforcer le contrôle des normes de SA, élaborer des politiques visant à encourager le développement et soutenir ses partenaires, en particulier ceux impliqués dans la chaîne alimentaire sûre", a déclaré Gabor Fluit.

Partageant l'expérience de la Nouvelle-Zélande avec les participants, Mme Wendy Matthews, ambassadrice de Nouvelle-Zélande au Vietnam, a déclaré que dans son pays,  la SA est considérée comme une culture civile. Il en va de la responsabilité de tous, y compris celle des entreprises, des agriculteurs et des consommateurs. Chaque fois qu'il y a un problème sur la sécurité alimentaire, le fournisseur doit en assumer l'entière responsabilité et être sanctionné sévèrement.

En outre, la Nouvelle-Zélande récompense les entreprises qui militent pour la sécurité alimentaire. Ainsi, les règlements législatifs et les recherches scientifiques sont les clés de l’amélioration de la réputation des produits alimentaires d’un pays. En effet, il s'agit de deux facteurs importants qui permettent aux gestionnaires.de contrôler efficacement la sécurité alimentaire.

Mercredi 28 et jeudi 29 novembre, le 7e forum international sur la sécurité alimentaire a été organisé à Hô Chi Minh-Ville sur le thème "Des aliments plus sûrs, de meilleures affaires". Il a été organisé par la SFI, membre de la Banque mondiale. À cette occasion, de nombreux experts internationaux de l'industrie alimentaire se sont réunis et ont discuté de ces thèmes. Ils ont partagé leurs expériences sur les investissements à réaliser pour une alimentation saine et une meilleure façon de créer une culture de la sécurité alimentaire.

Texte et photo: Quang Châu/CVN

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