08/08/2020 08:35
Au premier semestre 2020, les rentrées budgétaires ne représentent que 44,2% des prévisions et auraient diminué de 10,5% par rapport à la même période de l’année dernière. Il s’agit du rythme le plus bas depuis 2013.
>>La croissance économique devrait atteindre environ 7% en 2021
>>Prendre des mesures afin d’atteindre les objectifs socio-économiques

Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a demandé au ministère des Finances de s’efforcer, de manière drastique, de remplir les objectifs budgétaires et financiers ainsi que stabiliser la macroéconomie et contenir l’inflation. Afin de motiver le développement socio-économique national, le secteur financier doit renouveler son mode de pensée sur l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques ainsi qu’être plus proactif dans l’administration des politiques budgétaires pour aider les entreprises à relever les difficultés et promouvoir la croissance, a-t-il déclaré. Et d’ajouter que le secteur doit prendre des initiatives pour contribuer au développement socio-économique et à la garantie du bien-être social, de la défense et de la sécurité nationales.

Les rentrées budgétaires au premier semestre 2020 auraient diminué de 10,5% par rapport à la même période de l’année dernière.
Photo : Pham Kiên/VNA/CVN

En ce qui concerne les tâches clés du secteur au cours des six derniers mois, le chef du gouvernement a demandé au ministère des Finances de soumettre dans les meilleurs délais des politiques et mécanismes fiscaux efficaces pour soutenir la relance économique. Le ministère doit proposer des plans de relance budgétaire, des solutions de report, de réduction et d’exonération fiscale et mobiliser les ressources supplémentaires pour stimuler la croissance, a-t-il ajouté. En particulier, le Premier ministre a souligné la nécessité d’accélérer le décaissement des investissements publics qui s’élèvent à près de 700.000 milliards de dôngs (environ 30 milliards d’USD) en 2020. Par ailleurs, Nguyên Xuân Phuc a également demandé au ministère des Finances d’étudier la possibilité de réduire davantage les procédures fiscales et douanières pour attirer plus de capitaux dans les projets de nouvelles technologies.

S’agissant des dépenses publi-ques, le ministère des Finances a indiqué qu’elles représentaient fin juin environ 41,8% des prévisions. L’État a dépensé quelque 15.300 milliards de dôngs pour la prévention et la lutte contre le COVID-19 et l’assistance aux habitants impactés, en plus des 1.664 mil-liards pour aider les localités à surmonter les difficultés causées par la peste porcine africaine et les aléas climatiques.

Efforts pour atteindre l’objectif quinquennal

Soulignant les impacts du COVID-19 sur l’économie mon-diale et nationale, le ministre des Finances, Dinh Tiên Dung, a déclaré qu’au second semestre, son secteur accélérerait la réforme administrative, chercherait à lever les obstacles aux activités économiques et attirer des investissements au service du développement économique. Il a également affirmé continuer d’étudier des options financières pour les soumettre aux autorités compétentes afin de favoriser la production et le commerce. Parallèlement, la gestion budgétaire sera renforcée pour améliorer l’efficacité de l’utili-sation du budget public et faire des économies en cette conjoncture difficile.

Le ministère des Finances a demandé aux ministères, organes et localités d’accélérer le décaissement des investissements publics et assurer les dépenses importantes, comme celles au service de la prévention et du contrôle du COVID-19 ainsi que du traitement des conséquences des intempéries, notamment. Les pays d’Asie du Sud-Est, dont le Vietnam, ont tendance à utiliser des incitations fiscales pour encourager l’investis-sement domestique et attirer l’investissement direct étranger (IDE) afin d’augmenter la compétitivité plutôt que de coopérer avec les pays pour promouvoir la croissance économique. Il est nécessaire d’attirer les IDE pour stimuler le développement économique. Cependant, des incitations excessives ou un attrait d’IDE à tout prix pourraient créer un fardeau pour l’économie ainsi que certaines inégalités dans l’environnement des affaires pour les entreprises nationales. Les pertes des recettes fiscales annuelles du secteur de l’IDE sont estimées à 8.000-9.000 milliards de dôngs (344,5-387,8 millions d’USD), l’équivalent de 4% à 4,5% des recettes de l’impôt sur le revenu des entreprises, tandis que les pertes du secteur non étatique pourraient atteindre 10.500 milliards de dôngs, soit 5% de l’impôt sur le revenu des entreprises.

La collecte du budget de l’État entre 2016 et 2020 devrait atteindre l’objectif de 6,8 billiards de dôngs (près de 293 milliards d’USD), selon le ministère des Finances. Notant un changement positif dans la structure des recettes et dépenses budgétaires, le ministère a indiqué que le pourcentage des recettes provenant de sources domestiques avait progressé de 68% en 2011-2015 à 80,5% en 2016-2018 et à 82% en 2019. Ce taux devrait atteindre 83,6% en 2020. Le pourcentage des dépenses budgétaires consacrées à l’inves-tissement pour le développement a augmenté et devrait atteindre 27-28% entre 2016 et 2020, soit un taux supérieur à l’objectif visé de 25-26%. Ces dépenses sont estimées à 2,15 billiards de dôngs pour cette période, soit 2 billiards de plus que prévu. La part des dépenses ordinaires a progressivement diminué, passant de 61,8% en 2018 à 61,2% en 2019 et probablement à 60,5% en 2020, alors que l’objectif est inférieur à 64%. Les estimations des dépassements budgétaires se sont également réduites et devraient représenter 3,44% du PIB en 2020. Le taux devrait rester aux alentours de 3,6-3,7% pour la période 2016-2020, selon le ministère des Finances.

Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a demandé au ministère des Finances de soumettre dans les meilleurs délais des politiques et mécanismes fiscaux efficaces pour soutenir la relance économique. Photo : Danh Lam/VNA/CVN

Transparence budgétaire : les progrès du Vietnam

L’enquête sur le budget ouvert 2019 d’International Budget Partnership (IBP) a classé le Vietnam au 77e rang sur 117 pays à travers le monde, en hausse de 14 places par rapport à l’enquête précédente en 2017, selon le ministère des Finances. Réalisée tous les deux ans depuis 2006, elle est la seule évaluation indépendante, comparative et factuelle au monde sur les trois piliers essentiels de la redevabilité budgétaire : participation du public, transparence et contrôle.

Les indicateurs de cette enquête évaluent la mesure dans laquelle les gouvernements mettent à la disposition du public les documents budgétaires clés en temps opportun, avec des données budgétaires exhaustives et utiles. Chaque pays est noté selon un score de 0 à 100 points qui détermine son classement dans l’indice sur le budget ouvert. Le score du Vietnam en matière de transparence budgétaire est passé à 38 sur 100, soit un bond de 23 points par rapport à 2017. La note moyenne à l’échelle mondiale est de 45. Le Vietnam a obtenu 11 sur 100 pour la participation du public et 74 sur 100 pour la surveillance budgétaire, en hausse respectivement de quatre et deux points par rapport à 2017. Cette progression est le résultat des réformes administratives et législatives entreprises par le gouvernement et l’Assemblée nationale pour une meilleure transparence du budget de l’État.
 
Thê Linh/CVN

 
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