14/02/2019 18:29
Renault solde jeudi 14 février l'ère Carlos Ghosn avec la publication de ses résultats pour 2018, les derniers portant la marque de son ex-patron, incarcéré depuis novembre au Japon.
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Carlos Ghosn, à Maubeuge, le 8 novembre 2018.
Photo: AFP/VNA/CVN

Le bénéfice net devrait s'afficher nettement en baisse par rapport au chiffre record de 5,1 milliards d'euros publié en 2017. Les analystes interrogés par Factset tablent en moyenne sur 3,9 milliards.

Mais ce recul est essentiellement lié à la chute attendue de la contribution de Nissan. Le partenaire japonais, dont Renault détient 43%, a annoncé mardi 12 février une chute de 45% de ses profits entre avril et décembre 2018, à 2,5 milliards d'euros, alors que ses ventes ont stagné.

Nissan, longtemps locomotive de l'alliance franco-japonaise, fait désormais pâle figure par rapport à Renault, dont les performances opérationnelles restent très solides, grâce à ses véhicules low-cost qui se vendent très bien dans les pays émergents, comme en Europe.

En janvier, le groupe Renault (avec Dacia, Lada, Samsung Motors, Alpine, et les utilitaires vendus en Chine sous les marques Jinbei et Huasong) a annoncé un nouveau record de ventes mondiales, à 3,88 millions de véhicules, en hausse de 3,2%.

Alors qu'il était centré sur l'Europe, il y a encore une quinzaine d'années, Renault a réussi à s'internationaliser et écoule désormais plus d'un véhicule sur deux dans le reste du monde, notamment en Russie, en Afrique du Nord, en Inde, en Amérique latine, et même désormais en Chine où le groupe est arrivé tardivement.

La marge opérationnelle, un indicateur très suivi par les experts, est attendue à plus de 6% du chiffre d'affaires sur l'ensemble de l'année, un résultat très honorable pour un constructeur généraliste et désormais 50% plus élevé que chez Nissan.

La présentation des résultats annuels, systématiquement faite par le PDG Carlos Ghosn les années précédentes, sera assurée pour la première fois par son successeur au poste de directeur général exécutif, Thierry Bolloré, qui était auparavant son adjoint.

Mis en examen au Japon pour des malversations et abus de biens sociaux présumés, M. Ghosn, coincé en prison jusqu'à son procès prévu dans plusieurs mois, avait démissionné fin janvier.

AFP/VNA/CVN
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