14/02/2020 22:43
Le constructeur automobile français Renault est tombé dans le rouge l'an dernier pour la première fois depuis 2009, enregistrant une perte nette de 141 millions d'euros, sans pour autant voir le bout du tunnel après sa première année sans son patron emblématique Carlos Ghosn.
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Stand Renault au salon automobile de Bruxelles le 9 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

Dans un marché mondial en recul, le groupe au losange a été victime d'une baisse de son activité, avec un chiffre d'affaires en repli de 3,3% à 55,5 milliards d'euros, qui s'est traduite par une chute de sa rentabilité. Pour 2020, dans un marché mondial toujours en déclin, le groupe au losange anticipe une nouvelle baisse de sa rentabilité. Il table sur un chiffre d'affaires "du même ordre" qu'en 2019.

"La visibilité pour 2020 reste limitée par la volatilité attendue des marchés (...) et par les possibles impacts du coronavirus" parti de Chine, a déclaré Clotilde Delbos, directrice générale par intérim, citée dans un communiqué. Le constructeur français avait annoncé en janvier un recul de 3,4% de ses ventes l'an dernier à 3,75 millions de véhicules.

Renault a également été victime d'une chute de la contribution financière de son allié japonais Nissan en difficulté, tombée à 242 millions d'euros, contre 1,51 milliard en 2018. Jeudi 13 février, de mauvaises nouvelles étaient encore arrivées du Japon où Nissan, détenu à 43% par Renault, a encore revu à la baisse ses perspectives après une chute de ses profits sur neuf mois.

Par ailleurs, les résultats de Renault ont été affectés par l'abandon d'une créance fiscale en France, se traduisant par une charge de 753 millions d'euros. C'est la première fois depuis 2009 que Renault est dans le rouge sur une année : à l'époque, en pleine crise financière, il avait essuyé une perte de 3,1 milliards d'euros.

L'année 2019 a été marquée par des remous au niveau de l'état-major du fleuron industriel français, avec l'éviction du directeur général Thierry Bolloré. Après l'intérim de Mme Delbos, le poste va être pris le 1er juillet par Luca de Meo, un Italien jusqu'à récemment patron de Seat, la filiale espagnole du groupe allemand Volkswagen.

L'une de ses tâches sera de rétablir la confiance des investisseurs : l'action de Renault a chuté de près de moitié en un an et se trouve quasiment à son plus bas niveau depuis dix ans.

L'arrestation de Carlos Ghosn au Japon en novembre 2018, sur des accusations de malversations lancées par des dirigeants de Nissan, avait plongé l'alliance Renault-Nissan dans la crise. L'ancien patron est désormais réfugié au Liban après avoir fui la justice japonaise.

AFP/VNA/CVN  

 
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