08/03/2020 21:30
En 2003, le tourisme asiatique a été frappé de plein fouet par l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Après cet épisode catastrophique, les pays de la région avaient su trouver des mesures pour redynamiser leur industrie touristique. Autant d’expériences qui semblent bien utiles, aujourd’hui, alors que nous sommes dans l’œil du cyclone du COVID-19.

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Premier pays en Asie à avoir déclaré la fin du SRAS, le Vietnam a lui-aussi réussi à relancer son tourisme. Photo : Minh Quyêt/VNA/CVN


Alors que le nouveau coronavirus perturbela croissance du tourisme mondial, plusieurs pays tentent d’établir un parallèle entre le COVID-19 et l’épidémie de SRAS de 2003. Selon la Banque asiatique de développement, le SRAS a coûté 18 milliards d'USD à l’économie asiatique, le tourisme étant la plus grande victime.

Afin de relancer leur industrie du tourisme, les gouvernements avaient alors mis en place de fortes mesures. Singapour a été l’un des pays les plus actifs dans ce domaine. Divers programmes promotionnels avaient été lancés afin de relancer les consommateurs domestiques et étrangers. Des millions de cartes postales immortalisant les évènements touristiques à ne pas manquer sur l’île avaient été distribuées gratuitement aux habitants dans l’optique de faire de ces derniers des ambassadeurs du tourisme.

Pour sa part, la Thaïlande avait délibérément misé sur l’image d’un pays sûr et responsable. Le gouvernement thaïlandais avait ainsi offert plusieurs paquets de crédit à taux préférentiel aux voyagistes en pleine crise. Un an plus tard, cette intervention efficace allait permettre au secteur touristique national d’enregistrer une hausse de la croissance de 16%. 

Hong Kong (Chine) avait ouvert toute une campagne de relance au niveau mondial, et organisé de grands évènements culturels de types fête des lumières, festivité hivernale, carnaval du printemps afin d’attirer les touristes étrangers. Hong Kong avait également su mettre en avant son parc Disneyland, le paradis d’attraction de toute la famille.

Premier pays en Asie à avoir déclaré la fin du SRAS, le Vietnam avait lui-aussi réussi à relancer son tourisme. Les voyageurs avaient alors vite compris qu’ils avaient affaire à une destination sûre de l’Asie du Sud-Est.

Aujourd’hui, face aux conséquences du COVID-19, le pays a multiplié les réductions et diversifié les activités nocturnes dans les centres urbains. Plusieurs marchés de nuit ont été ouverts dans les grandes villes à destination des adeptes du shopping ainsi que des fans de la bonne gastronomie et du divertissement.

Toutes ces expériences redeviennent d’actualité, aujourd’hui, alors que le COVID-19 provoque de millions d’annulations à travers le monde.

VOV/VNA/CVN

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