24/06/2021 11:42
La Bourse de Paris a fini mercredi 23 juin en forte baisse de 0,91%, inquiète de l'évolution de l'inflation et des changements de politique monétaire à venir, alors que de nouveaux indicateurs ont confirmé la reprise économique.
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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'indice parisien CAC 40 a cédé 60,43 points à 6.551,07 points au lendemain d'une clôture en timide hausse de 0,14%.

Énième preuve que l'économie repart, l'activité du secteur privé a fortement progressé en juin en France à la faveur de l'assouplissement des restrictions sanitaires, atteignant son plus haut niveau depuis près d'un an, selon le cabinet IHS Markit.

Même constat dans la zone euro, où l'activité du secteur privé a connu en juin sa plus forte croissance depuis 15 ans, grâce à l'allègement des restrictions sanitaires, laissant augurer d'une forte croissance du PIB au printemps.

Mais Markit a cependant constaté une forte hausse des prix à la consommation, causée par des pénuries de composants qui ont perturbé les chaînes d'approvisionnement et par la chute des stocks sous l'effet de ventes élevées.

Une donnée qui s'ajoute aux inquiétudes qui pèsent déjà sur le marché depuis plusieurs mois quant à l'évolution de l'inflation sur le long terme et à la réaction des banques centrales.

"Le marché se tend légèrement, il entre dans un positionnement plus prudent et s'interroge", estime auprès de l'AFP Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud France.

"Il s'interroge sur Bullard, sur la Fed, sur Lagarde, sur l'inflation, et même peut-être un peu sur les nouveaux cas de COVID-19 en Israël malgré le vaccin", poursuit-il.

Les Bourses mondiales avaient été perturbées par le changement de ton, jusqu'ici accommodant, de la banque centrale américaine, la Fed, à l'issue de sa réunion de politique monétaire la semaine dernière.

Alors qu'elle ne prévoyait aucune hausse de taux avant 2024, elle envisage dorénavant deux relèvements de taux courant 2023.

Et vendredi 18 juin, les marchés s'étaient affolés après la déclaration d'un banquier central américain, James Bullard, qui préconise une hausse des taux dès 2022.

Le luxe parisien en bas du podium

Le secteur tirait la cote parisienne vers le bas : Hermès (-1,47% à 1.205 euros) a été pénalisé d'une baisse de recommandation HSBC à "alléger" contre "conserver". Kering (-2,95% à 739,40 euros) était logé à la même enseigne, HSBC abaissant sa recommandation à "conserver". LVMH a perdu 1,78% à 669,10 euros et L'Oréal 1,56% à 381,45 euros.

Europcar refuse une offre de rachat

L'action Europcar est montée de 9,47% à 0,43 euro.

Le loueur de voitures Europcar a annoncé avoir refusé une offre de rachat car le "prix proposé de 0,44 euro par action ne reflète pas la pleine valeur et le potentiel de création de valeur du groupe". L'entreprise n'a cependant pas confirmé l'origine de cette proposition.

Selon les informations de Bloomberg, cette offre, valorisant l'entreprise française à 2,2 milliards d'euros, émanait du constructeur allemand Volkswagen.

AFP/VNA/CVN

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