13/02/2017 11:33
Malgré un coup de frein judiciaire et les protestations de l'opposition, Donald Trump entend poursuivre sa politique d'expulsions de clandestins et le refus des étrangers venant de pays assimilés à des viviers terroristes et des réfugiés.

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Le président américain Donald Trump, le 10 février à Washington.
Photo : AFP/VNA/CVN


Après une vague d'arrestations de clandestins au cours de la semaine écoulée, la Maison Blanche a confirmé dimanche 12 février sa volonté d'accélérer l'expulsion des sans-papiers.

"La répression contre les clandestins criminels n'est que l'application de ma promesse de campagne", a écrit le président américain sur Twitter. "Des membres de gangs, des trafiquants de drogue et d'autres sont en train d'être expulsés!"

Une grande opération de plusieurs jours baptisée "Cross Check" a permis d'arrêter des centaines de clandestins dans plusieurs grandes villes des États-Unis, notamment Los Angeles (160 arrestations) et New York (40 arrestations selon une association).

Le président républicain a signé un décret fin janvier ordonnant au services de reconduite à la frontière de cibler en priorité les sans-papiers délinquants ou soupçonnés de délits, une catégorie beaucoup plus large que sous l'administration de Barack Obama, qui avait donné la priorité aux expulsions de criminels et de récidivistes.

Les autorités insistaient samedi 11 février sur le caractère routinier de ces opérations. Mais la Maison Blanche a affirmé dimanche 12 février qu'il s'agissait d'une montée en gamme de la répression contre les clandestins.

"Sur ordre du président, des opérations de contrôle d'immigration fortement élargies et plus vigoureuses ont été lancées", a expliqué Stephen Miller, conseiller de Donald Trump, sur la chaîne Fox.

"Il est vrai que les opérations Cross Check sont menées chaque année. Mais cette année, nous avons pris des mesures nouvelles et plus importantes pour expulser les étrangers délinquants", a-t-il précisé.

De nombreux démocrates ont demandé des comptes au gouvernement, craignant que des clandestins sans casier judiciaire ne fassent les frais de ces coups de filet. Le cas d'une mère de famille à Phoenix (Arizona), expulsée jeudi 9 février au Mexique, a cristallisé les inquiétudes de la gauche mais aussi de certains à droite.

"Il y a beaucoup d'inquiétude ici dans l'Arizona parmi ceux qui sont venus ici illégalement mais n'ont pas commis de délit grave", a averti le sénateur républicain de l'Arizona Jeff Flake, en soulignant que la solution ne pourrait venir que d'une grande réforme du système d'immigration par le Congrès.

 

AFP/VNA/CVN

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