29/01/2018 08:40
Une petite forme et quelques frayeurs n'ont pas empêché le Français, Sébastien Ogier, (M-Sport Ford) de remporter dimanche 28 janvier sa cinquième victoire consécutive dans le Rallye Monte-Carlo confirmant, s'il le fallait encore, son statut d'homme à battre en 2018.
>>Ogier, malade et chahuté, garde une courte avance
>>Monte-Carlo : le rallye endeuillé par la mort d'un spectateur

Sébastien Ogier (droite) et son copilote Julien Ingrassia juché sur le toit de leur Ford FIesta après leur victoire au Rallye Monte-Carlo, le 28 janvier à Monte-Carlo. Photo : AFP/VNA/CVN

Avant le quintuple champion du monde en titre, qui a devancé les Toyota de l'Estonien, Ott Tänak, et du Finlandais, Jari-Matti Latvala, aucun pilote n'était parvenu à remporter l'épreuve plus de quatre fois de rang.

Avec ce sixième succès dans son "rallye de cœur", le natif de Gap (Sud-Est de la France), où se trouve le parc d'assistance, se rapproche du record de sept victoires détenu par Sébastien Loeb et débute la saison de la meilleure des manières.

Ogier s'installe en effet à sa place de prédilection depuis 2013, la tête du Championnat du monde, avec 26 points et huit longueurs d'avance sur son premier poursuivant, Tänak.

"Souvent au Monte-Carlo, les conditions sont compliquées mais celui-là était particulièrement difficile, a commenté le vainqueur. À la fin, nous nous imposons et j'en suis super heureux."

Le deuxième pilote le plus titré de l'histoire du WRC - derrière son compatriote Loeb, 9 sacres consécutifs de 2004 à 2012 - a pris les commandes de cette 86e édition dès la première spéciale disputée de nuit jeudi soir 25 janvier, bien que malade et malgré un tête-à-queue sans conséquence.

Tänak déjà opérationnel

Rebelote vendredi 26 janvier, avec là encore un peu de chance, des spectateurs l'ayant rapidement sorti du fossé dans lequel il était venu se poser. Samedi 27 janvier et dimanche 28 janvier ont été plus calmes, sans prise de risque excessive.

Le Français Sébastien Ogier et sa femme après sa 5e victoire consécutive dans le Rallye Monte-Carlo, le 28 janvier à Monte-Carlo.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Il fallait être régulier, essayer de ne pas faire d'erreur. J'en ai fait, elles m'ont coûté du temps, mais peut-être pas autant qu'aux autres", a-t-il convenu.

Outre Ogier, ce sont Toyota, revenu en WRC en 2017, et sa recrue Tänak qui ont impressionné. L'Estonien, troisième la saison passée avec M-Sport, semble avoir déjà pris la mesure de son nouveau bolide.

"Il y a toujours beaucoup d'excitation quand on change d'équipe et je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, alors c'est un grand soulagement !", a-t-il réagi.

"Nous sommes surpris de voir à quelle vitesse il s'est adapté", a renchéri son nouveau patron, Tommi Mäkinen, quadruple champion du monde (1996-1999).

C'est tout l'inverse qu'à vécu Hyundai, qui espérait avoir mis de côté cet hiver le manque de régularité qui l'a privé de titre l'an dernier.

Hyundai et Citroën peuvent mieux faire

Le Belge Thierry Neuville, vice-champion du monde, est parvenu à arracher la cinquième place après un tête-à-queue qui lui a coûté plus de quatre minutes dans l'ES1 mais préférait retenir le positif.

Le Britannique Kris Meeke au volant de sa Citroën lors de la 10e spéciale du Rallye Monte-Carlo entre St-Léger-Les-Mélèzes et La Bâtie-Neuve, le 28 janvier. Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous avons fait un bon rallye, a-t-il estimé. Mon erreur de jeudi est vraiment regrettable mais c'est le Monte-Carlo, tout le monde fait des erreurs. Sans cela et notre crevaison, un podium était possible."

Le Norvégien Andreas Mikkelsen et l'Espagnol Dani Sordo ont eux abandonné sur une panne et une sortie de route.

Citroën, qui espère rebondir après avoir déçu l'an dernier, a encore vécu un week-end compliqué. La quatrième place du Britannique Kris Meeke, meilleur temps de la Power Stage, ne doit pas cacher que la C3 n'a pas bien répondu dans les conditions d'adhérence précaires des routes de montagne empruntées par le rallye.

Bryan Bouffier, le second Français en lice dans la catégorie reine le temps d'une pige chez M-Sport Ford, est huitième à l'issue d'un week-end qui ne s'est pas exactement déroulé comme prévu.

Légèrement blessé dans un accrochage lors des reconnaissances, son copilote Jérôme Degout a en effet été remplacé au pied levé par Xavier Panseri, tout juste de retour du Dakar (FRA).

Rendez-vous est pris mi-février en Suède pour la deuxième manche de la saison.

AFP/VNA/CVN


 

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Indications géographiques: les aides de la France pour le Vietnam

La ville de Châu Dôc privilégie l’écotourisme L’écotourisme fait partie des stratégies de développement de la ville de Châu Dôc (province d'An Giang, delta du Mékong) aux côtés du tourisme spirituel et culturel. De nombreuses destinations sont proposées dans le but d’attirer des touristes de plus en plus désireux de profiter à 100% de la nature.