21/12/2015 22:18
Le chef du gouvernement sortant en Espagne, le conservateur Mariano Rajoy, s’attelle depuis le 21 décembre à une tâche difficile : constituer un nouveau gouvernement, au lendemain de législatives marquées par l'éparpillement des voix et l'arrivée au Parlement de Podemos.
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Le Premier ministre sortant Mariano Rajoy et sa femme Elvira Fernandez au soir des législatives, le 20 décembre à Madrid. Photo : AFP/VNA/CVN

"Celui qui emporte les élections doit tenter de constituer un gouvernement", a dit Mariano Rajoy à ses militants rassemblés à Madrid le soir du 21 décembre, comme pour se convaincre.

Selon les résultats officiels publiés vers 02h30 (01h30 GMT), après dépouillement de 100% des bulletins, le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, a obtenu 123 sièges sur 350 à la chambre basse, soit 28,72% des voix.

Puni pour sa politique d'austérité et la corruption dans un pays ou un actif sur cinq est au chômage, il a perdu sa majorité absolue, avec 63 sièges de moins par rapport à 2011 et son pire score depuis 1993.

Le Parti socialiste (PSOE) est deuxième et n'a jamais recueilli un aussi mauvais résultat, avec 90 sièges et 22% des voix.

Et le talonnant de très très près, émerge la formation de gauche radicale Podemos et ses alliés (20,6% des voix), disposant de 69 députés. Enfin un autre parti nouveau, le libéral Ciudadanos, obtient 14% des suffrages et 40 députés.

"L'Espagne laisse son nouveau gouvernement en suspens", titre le quotidien conservateur ABC le 21 décembre. "Le PP l'emporte mais il aura beaucoup de mal à gouverner", estimait El Pais (centre-gauche), tandis que le journal catalan El Periodico faisait sa Une sous forme de petite annonce : "Cherchons un président pour l'Espagne".

Le scénario de morcellement redouté par beaucoup s'est finalement produit. Les Espagnols ont voulu renouveler leur classe politique, mais ne sont pas allés assez loin pour changer radicalement la donne. Ils "exigent négociation et consensus" entre les partis en conclut El Pais dans un éditorial.

C'est d'autant plus vrai que les grandes formations ne semblent pas pouvoir trouver une bouée de sauvetage auprès des petites : Ciudadanos et Podemos, qui n'ont de cesse de les dénoncer, ont à maintes reprises indiqué qu'ils ne les soutiendraient car elles incarnent la "vieille politique" selon eux.

AFP/VNA/CVN

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