22/10/2020 12:00
La COVID-19 est une pandémie contagieuse globale qui plonge le monde entier dans la tristesse et l’inquiétude. Les tragédies inexorables de cette maladie frappent les émotions de toute personne surtout les personnels soignants, les infectés, et leurs proches.

>>Un projet anti-fausses nouvelles de la VNA remporte un prix international
>>Les médias face au "fake news"

La photo illustre la propagation de l'infection du nouveau coronavirus étendue au reste du monde. La forme de la planète ressemble à celle de cet agent infectieux et désigne la pandémie globale.


La période de crise semble être une leçon de vie inoubliable de ce XXIe siècle à laquelle, malgré tout, on ne peut que s’adapter sans y échapper. Quelles leçons avons nous donc tiré pendant la crise de COVID-19 ? Il y a trois points importants que l’on peut constater depuis le début de la crise.

Premièrement, c’est l’égoïsme. Du début de la flambée de l’infection, on s’est aperçu que le prix des masques a augmenté de cinq à dix fois dans plusieurs pays par rapport au prix d’avant la pandémie. L’augmentation sans précédent du prix des masques reflète l’esprit avide de certaines personnes égoïstes. De plus, le coût des masques est un facteur primordial de prévention et de sécurité et s’il est inabordable, les rend difficilement accessible pour les plus pauvres et les étudiants surtout en médecine. Par exemple, au Cambodge, un chauffeur de cyclo-pousse peut gagner au maximum près de vingt mille riels par jour. Mais, un masque coûte trois ou quatre fois plus cher que ses revenus quotidiens. Par conséquent, il doit privilégier ses repas et ses besoins quotidiens avant de pouvoir acheter un masque. Économiquement, il n’a pas la capacité d’acheter des masques aux normes standards, autrement dit, des masques chirurgicaux. D’autre part, la crise a révélé l’avidité dans le comportement des individus. En effet, les journaux télévisés australiens ont diffusé des scènes de bagarre dans les supermarchés pour du papier toilette. En France, certaines personnes ont vendu des masques périmés. Cela semble drôle, mais en réalité, ces actes illustrent une rupture dans la solidarité et l’effondrement de l’humanité en situation de crise globale.

Dans le supermarché de Seine-Saint-Denis.


La crainte de pénurie de papier toilette est à l’origine d’un conflit incroyable entre les clients des supermarchés. Ce problème inattendu met en valeur ce qui importe le plus : l’égoïsme et le manque de solidarité entre humains. Non seulement en Australie, mais aussi dans les autres pays, les citoyens se sont empressés de faire des stocks de marchandises pour ne manquer de rien pendant le grand confinement. 

Deuxièmement, les fausses nouvelles ou  "fake news". De nombreuses informations circulent à propos de la COVID-19. Parmi elles, certaines sont fausses. Sur les réseaux sociaux et surtout Facebook, les pages d’informations publient parfois des éléments mal-informés concernant le coronavirus tels que le nombre de morts, le nombre de personnes infectées, la découverte d’un vaccin, dans le but de soutirer de l’argent aux internautes crédules. Mais, on doit se rendre compte que toutes les informations véridiques sont celles diffusées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les centres pour le contrôle et la prévention des maladies ou le ministère de la santé de chaque pays. Les difficultés provoquées suite à la lecture de fausses informations sont la création d’inquiétude ou de malentendu. Par exemple, si une page sur Facebook annonce la découverte d’un vaccin pour lutter contre la COVID-19, certaines personnes, après avoir lu cette fake news seront contentes et se mettront peut-être à négliger les mesures préventives. En revanche, l’OMS n’a pas encore confirmé l’existence d’un vaccin contre le coronavirus. Par conséquent, il faut bien se renseigner sur l’origine de l’information pour éviter de croire les fake news et de les diffuser aux autres.

L’image montre les fausses informations concernant le coronavirus, en anglais “fake news”, souvent publiées sur Facebook. La présence de fausses informations pourrait affecter mentalement les lecteurs et exacerbe la crise avec leur diffusion.

Troisièmement, la santé. Rester en bonne santé pendant la crise pandémique de COVID-19 est fortement conseillé. On peut se demander pourquoi les mesures de confinement ont été prises, pourquoi les écoles et les lieux de divertissement ont fermé, ou pourquoi appliquer les mesures de prévention ? La COVID-19 nous enseigne de placer la santé avant tout. Actuellement, grâce à une bonne santé, l’on peut travailler, étudier, communiquer, partir en vacances etc. C’est pourquoi on doit prendre soin effectivement de notre santé et garder la forme pour éviter une infection du coronavirus durant la pandémie. Il est vrai que seul un vaccin sera capable d’immuniser notre corps contre le virus. Mais pour l’instant, chacun peut se protéger en respectant les règles sanitaires afin de se débarrasser de cette maladie incurable puisqu’aucun vaccin n’est encore officiellement reconnu par l’OMS. Il faut porter le masque, se laver les mains avec du gel hydro-alcoolique, maintenir une distance de sécurité d’au moins un mètre et vivre sainement. Au contraire, si on n’implémente pas ces règlements, le risque d’être infecté et de transmettre le virus aux autres augmente. En bref, un contrôle étroit de la prévention est une absolue nécessité surtout pour les cibles vulnérables comme les personnes âgées, les personnes souffrant d’une maladie chronique ou incurable (diabète, hypertension) et le personnel de santé.

Cette photo montre l'implémentation correcte des règles sanitaires, autrement dit, des mesures de sécurité individuelles dans un marché. La vendeuse et le consommateur portent un masque et respectent la distanciation sociale. Source : Sambrian Mbaabu/World Bank


En conclusion, la période de COVID-19 nous enseigne des leçons auxquelles beaucoup d’entre nous ne nous étions jamais vraiment intéressés auparavant. Tout d’abord, l’égoïsme pendant la crise, puis les fausses informations qui se multiplient sur les médias sociaux et enfin, l’importance de maintenir une bonne santé.

Ros Sokvisuth/CVN
 

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