28/03/2021 16:56
Au Kazakhstan, où les attendent le froid et un terrain synthétique difficile à appréhender, les Bleus ont besoin de gagner, dimanche 28 mars (15h00), pour lancer une campagne qualificative pour le Mondial-2022 mal débutée.
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Arrivée des Bleus au stade Astana Arena de Noursoultan, au Kazakhstan, pour un entrainement, le 27 mars 2021. Photo : AFP/VNA/CVN

Le nul inaugural à domicile contre l'Ukraine (1-1) mercredi 24 mars a fait comprendre aux champions du monde, décevants, que la route allait être longue jusqu'au Qatar.

Un constat à prendre au figuré comme au propre pour les hommes de Didier Deschamps, confrontés au déplacement le plus exotique de la saison, aux confins de la zone Europe.

À Nur-Sultan (ex-Astana), à 4.700 kilomètres de Paris où bourgeonne le printemps, le froid (-3 degrés dimanche) se charge de réveiller les jambes engourdies par le vol et les quatre fuseaux horaires traversés.

Sous le toit de la moderne Astana Arena, emmitouflée dans un épais manteau de neige, la pelouse synthétique, une surface peu appréciée des joueurs, finit de coller l'étiquette de "match piège" sur ce rendez-vous.

"Il y a des difficultés supplémentaires par rapport à ce type de matches", a reconnu le sélectionneur Didier Deschamps.

"Ce ne sont pas les matches qu'on préfère jouer, c'est clair. Mais il faut en passer par là, c'est un travail mental. Il ne faut pas se poser de questions", pour le milieu Adrien Rabiot.

Un tel voyage aurait sans doute été moins compliqué si l'équipe de France ne transportait pas avec elle les remords d'une entrée ratée.

Les Bleus à l'entrainement au stade Astana Arena de Noursoultan, au Kazakhstan, le 27 mars 2021. Photo : AFP/VNA/CVN

Lloris "embêté

Tenus en échec par un adversaire direct pour la première place, les Bleus doivent se reprendre sous peine de se mettre dans une position inconfortable au classement, avant un nouveau déplacement couperet, en Bosnie-Herzégovine mercredi 24 mars.

"L'objectif au début du rassemblement, c'était de prendre le maximum de points. Nous étions embêtés après l'Ukraine, parce qu'on a un devoir de résultat quand on porte ce maillot", a reconnu le gardien Hugo Lloris.

"À nous de partir au Kazakhstan pour gagner et montrer qu'on est les champions du monde", lance de son côté le défenseur Lucas Hernandez.

Le joueur du Bayern Munich n'y était pas mais pour se qualifier pour le Mondial-2018, ses prédécesseurs en équipe de France avaient attendu la 2e journée pour se lancer, face à la Bulgarie (4-1), après un démarrage loupé au Bélarus (0-0).

C'est le genre de performance que Deschamps espère au Kazakhstan, un déclic à la fois comptable et dans le jeu, pour un groupe qui ne dispute que son deuxième match officiel en presque cinq mois, au cœur d'une saison chamboulée par le COVID-19.

Mais à choisir entre l'urgence de points et le rodage d'une équipe type en manque de repères, avant l'Euro qui débute le 11 juin, le sélectionneur a tranché : il va faire tourner.

Le sélectionneur Didier Deschamps (c) assiste à l'entrainement des Bleus au stade Astana Arena de Noursoultan, au Kazakhstan, le 27 mars 2021. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Deschamps fera tourner 

Priorité à la "fraîcheur", a-t-il assuré, ce qui pourrait permettre à certains cadres de souffler, comme Kylian Mbappé, Antoine Griezmann ou Presnel Kimpembe, qui ont manqué de jus face à l'Ukraine. N'Golo Kanté, touché mercredi aux ischio-jambiers de la cuisse gauche, est lui forfait pour le reste du rassemblement.

"Il y aura forcément une rotation importante, sinon, je mets les joueurs en danger, je prends des risques, indépendamment du fait que certains peuvent être un peu réfractaires à cette surface-là pour différentes raisons", s'est justifié Deschamps.

Le turn-over attendu pourrait profiter à des joueurs désireux de marquer des points pour l'Euro, comme Tanguy Ndombélé ou Thomas Lemar, ainsi qu'Ousmane Dembélé qui a porté le maillot bleu mercredi pour la première fois depuis novembre 2018.

En face, le Kazakhstan, 122e nation mondiale tout de même capable de surprendre l'Ecosse (3-0) en 2019, jouera sans le soutien de ses supporters, privés de stade en raison des restrictions sanitaires.

Dans cette ambiance de bout du monde, cela offre un repère bienvenu pour des Bleus habitués aux matches à huis clos depuis un an. Il ne leur manque qu'une victoire pour parfaire leur retour à la normale.

AFP/VNA/CVN

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