29/12/2017 16:52
Après Bordeaux, mécontente de n'avoir pas été consultée sur les marquages publicitaires éphémères des trottoirs et qui attend des "précisions sur l'utilité" de l'expérimentation, Nantes, elle aussi ville-test, a affirmé jeudi 28 décembre qu'elle ne participerait pas à cette "pollution visuelle inutile".
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La ville de Bordeaux vue du ciel, le 28 avril 2016 en France.
Photo : AFP/VNA/CVN

"L'espace public ne doit pas souffrir d'un excès de marchandisation de ses surfaces, qui verrait les publicités au sol se multiplier", a estimé la municipalité PS dans un communiqué. "Il s'agit d'une pollution visuelle inutile, qui nuirait à la sécurité et à la cohérence des messages transmis par la signalétique routière (...)" notamment.

L'expérience, poursuit la municipalité, est en contradiction avec sa volonté de "valoriser les atouts patrimoniaux et environnementaux de son centre-ville", or Nantes prévoit justement "une réduction de la densité des panneaux sur l'espace public : -12 % pour les 2 m², -14 % pour les 8 m²".

Nantes "souhaite s'en tenir aux codes de la route et de l'environnement et refusera toute demande de marquage au sol", et elle "va adresser un courrier en ce sens aux ministères concernés".

Selon un décret publié dimanche 24 décembre au Journal officiel, les agglomérations de Bordeaux, Lyon et Nantes peuvent depuis lundi 25 décembre, et pour 18 mois, tester les publicités éphémères sur les trottoirs, jusque-là interdits par les codes de la route et de l'environnement.

Ces marquages au pochoir, réalisés par projection ou application d'eau ou de peinture biodégradable, ne pourront pas rester plus de dix jours ni excéder 2,50 m2 et devront être espacés d'au moins 80 mètres.

AFP/VNA/CVN

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