21/04/2019 08:00
Ces dernières années, grâce aux investissements publics, le district insulaire de Cô Tô a fait peau neuve. Cependant, plus il se développe, plus la pollution environnementale s’aggrave.
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Le district de Cô Tô vu d'en haut.

Le district insulaire de Cô Tô, dans la province septentrionale de Quang Ninh, comprend Cô Tô Lon (grande île Cô Tô), Cô Tô Bé (petite île Cô Tô) ainsi que des dizaines d’îlots. L’île fascine par sa mer turquoise, son sable blanc, ses plages tranquilles, sa faune et sa flore intactes ainsi que par l’abondance de ses fruits de mer. Rien qu’en 2017, Cô Tô a accueilli 300.000 visiteurs.

De plus, la région maritime de Cô Tô se trouve à côté de grandes zones de pêche,  soit plus de 300 km2, avec une réserve abondante de produits aquatiques comprenant plus de 1.000 espèces, dont 60 de haute valeur économique.

Défis pour l’environnement

Cependant, les développements rapides du tourisme et de l’économie aquacole engendrent également des problèmes environnementaux. Chaque jour, Cô Tô doit faire face à un volume de déchets solides de 17 tonnes, un chiffre important qui peut monter jusqu’à 30 tonnes pendant la haute saison touristique, sans compter les déchets marins rejetés par les bateaux amarrés au port.  

La pollution environnementale provient principalement des quartiers résidentiels, des établissements de transformation des produits de la mer, des commerces et des services touristiques ou encore des marchés. En outre, ce district insulaire rejette un important volume d’eaux usées chaque jour, soit 250 m3, et en pleine saison touristique, ce chiffre varie entre 800 et 900 m3/jour.

En particulier, les eaux usées issues des activités de transformation des produits de la mer, organisées chaque année entre janvier et mars, figurent parmi les sources de pollution principales. Actuellement, Cô Tô compte 36 établissements de transformation de méduses marines situés essentiellement dans les secteurs de Vung Cat 2 et 3 (bourg de Cô Tô), le village 1, commune de Thanh Lân, et sur  certains îlots. Malgré la mise en place de systèmes de traitement des eaux usées, la majorité ne répond pas encore aux normes requises sur la protection de l’environnement, faute de moyens et de personnel.

En dehors des ordures et des eaux usées, Cô Tô fait également face à l’obsolescence de ses lacs réservoirs et de ses systèmes d’approvisionnement quotidien en eau. Les lacs réservoirs C4 du bourg de Cô Tô et Chiên Thang dans la commune de Thanh Lân ainsi que les systèmes d’approvisionnement en eau parviennent à peine à répondre aux besoins des habitants de l’île en temps normal. Quid donc de la haute saison touristique ?

Des solutions à mettre en œuvre 

Ramassage des ordures sur la plage de Cô Tô, dans la province de Quang Ninh (Nord).

Afin de répondre aux problèmes liés aux déchets, le district a mis en place un mécanisme de soutien permettant aux habitants de trier leurs déchets à la maison. Il a également demandé à l’Association de la jeunesse de créer un Fonds de protection de l’environnement dans les restaurants et les hôtels notamment.

De plus, il compte mettre en œuvre deux projets, l’un portant sur la limitation de l’utilisation des sacs plastiques et l’autre sur le triage et le recyclage des déchets à la source. Ce dernier concerne notamment l’installation de doubles poubelles, la construction et la mise en service de cinq points de collecte des déchets dans la commune de Dông Tiên, le maintien des activités de ramassage des ordures sur les plages ainsi que la mise en œuvre efficace du programme "Dimanche vert - nettoyage des plages".

Cô Tô coopère également avec le Service provincial des ressources naturelles et de l’environnement pour réaliser le projet "Sensibilisation à la gestion des déchets solides dans les districts de Cô Tô, Ba Che et dans la ville de Uông Bi, province de Quang Ninh". Pourtant, en raison d’une quantité de déchets trop importante, d’un budget insuffisant et d’une prise de conscience encore faible de la part des habitants et  des touristes, la question de la protection de l’environnement n’est pas réglée.

En ce qui concerne le traitement des eaux usées, depuis le début de 2014, le district de Cô Tô a demandé aux établissements de transformation des produits de la mer de construire un système de traitement. Avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le district en a ainsi installé un, d’une capacité de 50,3 m3 par jour, dans le bourg de Cô Tô.

D’après Mai Quôc Hoàn, chef du Bureau des ressources naturelles, de l’environnement et de l’agriculture de Cô Tô, les autorités locales considèrent le ramassage des ordures et le traitement des eaux usées comme des problèmes urgents qui doivent être réglés au plus tôt pour protéger l’environnement. Cô Tô souhaite également voir le Comité populaire provincial, les Services des sciences et des technologies, des ressources naturelles et de l’environnement étudier et appeler les investisseurs  concernant le traitement des eaux usées domestiques sur  l’île.

En effet, grâce aux nombreux efforts déployés jusqu’à présent, l’environnement de Cô Tô s’améliore pas à pas, doucement mais sûrement. Cependant, pour une meilleure préservation, la participation de tout le monde est indispensable.
 
Texte et photo: Huong Linh - QN/CVN


 
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