07/02/2019 08:38
L’an dernier, le secteur national de la santé a réalisé d’importantes avancées dans le traitement des patients, la fabrication d’équipements médicaux et de produits pharmaceutiques. Des efforts qui répondent à la demande croissante en services de santé de qualité.
>>Première greffe de cornée et implantation de cristallin artificiel
>>L’Hôpital militaire 108 reçoit le titre de "Héros des forces armées populaires"
>>Le Vietnam a sa première banque de tissus
>>Coopération entre trois grands hôpitaux pour des greffes d’organes

Première greffe pulmonaire
à partir d’un donneur en état de mort cérébrale


Le succès de cette greffe pulmonaire marque une avancée majeure dans le domaine de la transplantation d’organes au Vietnam.
Photo:  BV108/CVN

En février, les chirurgiens de l’Hôpital central militaire 108 à Hanoï ont réalisé avec succès une greffe d’un poumon prélevé sur un donneur en état de mort cérébrale. Une première au Vietnam. Cette réussite a marqué une nouvelle avancée dans la greffe d’organes, après celles de rein et de foie menées ces deux dernières années.

Le patient, Trân Ngoc Hanh, 54 ans, originaire de la province de Nam Dinh (Nord), souffrait d’une grave insuffisance respiratoire causée par une maladie pulmonaire obstructive chronique en stade terminal. Son état s’aggravait et sa vie était menacée.

L’opération a eu lieu le 26 février 2018 en plus de sept heures. Outre trois experts étrangers venus de France et de Belgique, cette greffe de poumon a réuni 60 professeurs, médecins, aides-soignants et techniciens de l’Hôpital 108. D’après son directeur, le Pr-Dr Mai Hông Bàng, "si les greffes de rein, foie, cœur ou cornée sont effectuées depuis longtemps au Vietnam, celle de poumon restait un grand défi pour la médecine nationale".

En plus des deux poumons du donneur en état de mort cérébrale, les médecins lui ont prélevé plusieurs autres organes pour six autres greffes, à l’Hôpital central militaire 108 et à l’Hôpital Cho Rây de Hô Chi Minh-Ville. Actuellement, l’état de santé des greffés est stable.

Banque de tissus

En octobre 2018, l’Hôpital Viêt Duc (vietnamo-allemand) à Hanoï a mis en service la première banque de tissus du Vietnam. Elle a pour mission de collecter et de conserver les tissus pour les fournir aux établissements de santé. Elle coopérera aussi avec d’autres banques de tissus dans le monde, des individus et des organisations étrangères.

L’Hôpital vietnamo-allemand est l’un des établissements de santé arrivant en tête dans les interventions chirurgicales. Il effectue chaque année des dizaines de milliers d’opérations, et les greffes d’organes sont ses points forts. Sa banque de tissus conserve actuellement près de 1.000 morceaux de crâne, des centaines d’échantillons de sperme et de tissus testiculaires.  
  
Avec la création de cet établissement, l’Hôpital Viêt Duc veut devenir un centre de recherche et de formation de premier plan sur la conservation de tissus et la transplantation de cellules souches, ainsi que sur le transfert de technologies à d’autres banques de tissus qui seront également créées au Vietnam dans l’avenir.

Stent "made in Vietnam"

Face aux besoins de plus en plus élevés en tuteur vasculaire, la Compagnie d’équipements médicaux USM Healthcare à Hô Chi Minh-Ville a fabriqué avec succès un stent vasculaire "made in Vietnam", de qualité équivalente à ses homologues étrangers mais d’un coût bien moindre.

Vo Xuân Bôi Lâm, directrice de l’USM Healthcare, indique qu’actuellement, le pays compte 1.400 sociétés spécialisées dans le commerce d’équipements médicaux, mais en revanche, très peu se consacrent à la fabrication de ce type de matériel. En Asie du Sud-Est, seul Singapour peut fabriquer des stents grâce au transfert de technologies suisses.

Selon l’USM Healthcare, les produits vietnamiens sont vendus 30-40% moins chers que ceux importés. "Il s’agit d’une fierté pour le secteur médical du Vietnam. Ce succès va permettre à de nombreux patients souffrant de maladies cardiovasculaires d’avoir accès à cette technique de pointe et de réduire les dépenses de l’assurance santé", estime le Dr Nguyên Thuong Nghia, chef de la Clinique d’intervention de l’Hôpital Cho Rây.

D’après lui, le prix d’une pose de stent varie entre 70 et 100 millions de dôngs, une grande somme pour la plupart des patients vietnamiens, et ce bien qu’une partie soit prise en charge par l’assurance santé. Chaque année, rien qu’au seul Hôpital Cho Rây, environ 20.000 patients nécessitent une telle intervention.

Vaccins nationaux

Le Programme national de vaccination élargi contribue à la surveillance et aux contrôles des maladies contagieuses.
Photo: Công Tuyên/VNA/CVN

Depuis avril 2018, le vaccin contre la rougeole et la rubéole (MRVAC), produit par le Centre de recherche et de production de vaccins et de biologie (POLYVAC), figure dans le Programme national de vaccination élargi. Plus de 50.000 enfants de 18 à 24 mois de 19 villes et provinces en ont bénéficié, sans effets secondaires.

Actuellement, ce programme fournit gratuitement 12 vaccins aux enfants de l’ensemble du pays. Il témoigne des grands efforts du gouvernement pour réduire le taux de mortalité infantile et celui d’enfants atteints de maladies contagieuses. Il a contribué à protéger six millions de jeunes enfants et à prévenir 40.000 décès ces deux dernières décennies.

Selon Nguyên Thanh Long, ancien vice-ministre de la Santé, le Vietnam est l’un des 42 pays à pouvoir produire des vaccins, dont la plupart pour son Programme de vaccination élargi. En 1962, il a produit son premier vaccin, contre la poliomyélite. Depuis, ce secteur ne cesse de se développer. Le pays fabrique désormais de nombreux vaccins contre tuberculose, diphtérie, coqueluche, tétanos, rougeole, poliomyélite, hépatite B, pneumonie/méningite purulente causée par Hib, encéphalite japonaise B, choléra et typhoïde.

Huong Linh/CVN
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