26/01/2020 14:50
L'équipe juridique du président américain Donald Trump a commencé samedi 25 janvier à plaider pour la défense du président dans le cadre du procès en destitution devant le Sénat, après que les procureurs désignés de la Chambre des représentants, un groupe de sept élus démocrates, ont plaidé pour la condamnation du président et sa destitution au cours des trois derniers jours.
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Le président américain Donald Trump. Photo : AFP/VNA/CVN

"Vous avez entendu les procureurs de la Chambre parler pendant près de 24 heures sur trois jours", a déclaré l'avocat de la Maison Blanche, Pat Cipollone. "Nous ne prévoyons pas d'utiliser autant de temps. Nous ne pensons pas qu'ils se soient même rapprochés de la charge qui leur est impartie pour ce qu'ils vous demandent de faire".

Selon M. Cipollone, M. Trump "n'a absolument rien fait de mal" en ce qui concerne ses relations avec l'Ukraine, une chaîne d'événements controversés sur lesquels les démocrates de la Chambre ont enquêté au cours du procès en destitution, et qui les a conduit à demander la destitution du président, accusé par les démocrates d'abus de pouvoir et d'obstruction au Congrès.

Allant à l'encontre de l'argument des procureurs de la Chambre selon lequel M. Trump a sollicité l'ingérence de l'Ukraine dans les élections présidentielles américaines de 2020 au profit de lui-même, M. Cipollone a fait valoir que les efforts des démocrates avaient pour but de "renverser les résultats" des élections de 2016 et d'"écarter le président Trump du scrutin lors des élections qui auront lieu dans environ neuf mois". "Ils vous demandent de déchirer tous les bulletins de vote à travers le pays à votre propre initiative", a déclaré l'avocat. "Écartez cette décision du peuple américain", a-t-il ajouté.

M. Cipollone a également affirmé que le but de l'administration américaine, quand elle a retenu quelque 400 millions de dollars américains d'aide militaire à l'Ukraine, était d'amener les pays européens à contribuer davantage à la défense nationale de Kiev, réitérant des affirmations similaires que M. Trump a faites à plusieurs reprises lorsqu'il a été interrogé sur la question.

De son côté, Michael Purpura, l'adjoint de Cipollone au bureau du Conseil de la Maison Blanche, qui a prononcé son discours après M. Cipollone, a insisté sur le fait que l'appel téléphonique de Donald Trump le 25 juillet avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky concernait le "partage des charges" entre les États-Unis et l'Europe pour aider l'ancienne république soviétique à se défendre contre les agressions étrangères.

M. Purpura a affirmé que l'Ukraine n'a été au courant du gel de l'aide que fin août, après l'appel téléphonique de juillet. Pour prouver ses affirmations, il a cité l'ambiguïté dans les dépositions de plusieurs témoins lors de l'enquête sur la destitution de la Chambre. "Il ne peut y avoir de menace sans que la personne sache qu'elle est menacée", a-t-il déclaré.

Justifiant la suspension de l'aide, Jay Sekulow, l'avocat personnel de Donald Trump, a déclaré que plusieurs témoins ont reconnu que l'aide étrangère était bloquée tout le temps pour diverses raisons. Il a poursuivi en affirmant que l'administration Trump est plus engagée que les administrations précédentes à aider l'Ukraine, un exemple en étant le financement de missiles Javelin.

Concernant Donald Trump demandant à son homologue ukrainien d'enquêter sur une théorie du complot selon laquelle l'Ukraine se serait immiscée dans les élections américaines de 2016, M. Purpura a déclaré : "Il n'y a absolument rien de mal à demander à un leader étranger d'aider à éliminer toutes les formes d'ingérence étrangère dans une élection présidentielle américaine".

La plaidoirie de l'équipe juridique du président américain a duré environ deux heures samedi, beaucoup moins que ce que les procureurs de la Chambre ont utilisé quotidiennement lorsqu'ils ont fait la leur. Comme les procureurs de la Chambre, les avocats de M. Trump se sont vus attribuer les mêmes 24 heures sur une durée de trois jours pour présenter leurs arguments. Mais M. Cipollone a déclaré aux sénateurs que l'équipe de défense du président composée de huit membres n'utiliserait pas autant de temps.

Xinhua/VNA/CVN
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