06/09/2018 21:46
Suite à un récent arrêté gouvernemental, les organisations ou individus qui pratiquent la culture et l’exploitation des plantes médicales bénéficient d’un groupe de mesures d’assistance, notamment en termes de foncier, d’application de nouvelles technologies et de préparation de semis.
>>Le PM Nguyên Xuân Phuc: le ginseng de Ngoc Linh est un trésor du Vietnam
>>Quang Nam et une localité sud-coréenne coopèrent dans la culture du ginseng

Le Vietnam possède bien des zones dont les potentiels de culture de plantes médicinales sont élevés. En effet, couvert aux trois quarts de montagnes et de hauts plateaux, il dispose de nombreuses forêts primaires d’une riche biodiversité.

Son climat tropical, ses forêts et ses montagnes confèrent au Vietnam de grands potentiels dans la culture de plantes médicinales.
Photo: Hoàng Nguyên/VNA/CVN

Les régions montagneuses sont au Nord-Est, au Nord-Ouest, dans la cordillère de Truong Son (de l’Annam) et sur les hauts plateaux du Centre (Tây Nguyên), qui toutes ont leurs caractéristiques propres.

Le Vietnam compte plus de 5.000 espèces de plantes médicinales, un atout pour répondre aux besoins des populations locales, mais aussi pour les entreprises pharmaceutiques et l’export. Néanmoins, ce potentiel est encore largement inexploité, au point que si le pays a d’énormes potentiels de développement sur le plan pharmaceutique, il ne parvient qu’à satisfaire aujourd’hui qu’à 25% de sa demande domestique, ce qui l’oblige à importer 75% de ces matières et précurseurs médicamenteux.

Raison pour laquelle, afin d’encourager le développement de ce secteur, le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a décidé dans un arrêté gouvernemental N°65 de 2017 des politiques spécifiques pour encourager la plantation et l’exploitation des matières premières pharmaceutiques.

En premier lieu, l’État finance de 50% l’investissement nécessaire pour la construction d’infrastructures (ouvrages hydrauliques, traitement technique pour répondre aux normes de protection de l’environnement, serres de culture...) par les établissements de production de semis de plantes médicinales d’une taille de 2 ha minimum, ou d’établissements de reproduction d’animaux élevés pour la production de précurseurs médicamenteux d’au moins 0,5 ha. Les aides financières ne dépassent pas 2 milliards de dôngs par établissement, ou 3 milliards de dôngs pour ceux employant de hautes technologies.
 
De même, le budget d’État prend en charge 60% du coût de production des semis expérimentaux, 30% du coût de production de semis pour commercialisation, et pour ceux employant de hautes technologies, 80% et 50%. Cette aide atteint 100% pour les semis, les engrais et les produits de protection végétale pour les établissements qui respectent les règles de pratique de culture et d’exploitation de matières médicinales... Les établissements de plantes médicinales d’au moins 5 ha, ou d’élevage d’animaux aux mêmes fins de 2 ha peuvent bénéficier d’une assistance allant jusqu’à 15 millions de dôngs par hectare.
 
L’arrêté définit également des privilèges foncier, avec des exonérations ou des réductions des redevances d’occupation de terres et de plans d’eau. Pour bénéficier de ces assistances, les projets doivent satisfaire quatre critères. Premièrement, les semis doivent figurer sur la liste des cultures autorisées en production et en commercialisation au Vietnam, ou reconnus par le ministère de l’Agriculture et de Développement rural en tant que nouveau semis. Deuxièmement, le projet d’une organisation privée ou d’un individu doit avoir reçu une licence d’investissement du comité populaire de la province conernée. Troisièmement, la zone de culture doit figurer dans l’aménagement ou le plan de développement adopté par les administrations compétentes. Enfin, l’investisseur doit justifier de fonds de contrepartie pour la réalisation des ouvrages du projet.
 
Thê Linh/CVN
 

 

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Indications géographiques: les aides de la France pour le Vietnam

Le Le tourisme humanitaire, aussi appelé "volontourisme", est une forme de voyage qui concilie mission humanitaire et tourisme. Il se développe au Vietnam, notamment dans les localités montagneuses du Nord.