08/06/2018 16:59
Plusieurs problématiques liées au marché du travail et à la formation professionnelle ont été clarifiées lors des séances de questions-réponses dans le cadre de la 5e session de l’Assemblée nationale (AN), ayant lieu du 21 mai au 15 juin à Hanoï.
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Un cours d'apprentissage professionnel au Centre de formation de la main-d’œuvre pour l’exportation de la province de Vinh Phuc (Nord).
Photo: Nguyên Thao/VNA/CVN

Les travaux parlementaires ont notamment porté sur un sujet vital pour le maintien de la bonne santé économique du pays: le marché du travail et la formation des ressources humaines. Ce thème général a été décliné en plusieurs sujets particuliers, entre autres la question des travailleurs détachés, des employés des entreprises à capital étranger et la formation professionnelle.

Travailleurs détachés et travailleurs
dans les entreprises étrangères


En ce qui concerne l’envoi des travailleurs vietnamiens à l’étranger, le ministre du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales, Dào Ngoc Dung, a affirmé que l’État s’était fixé comme objectif d’en envoyer environ un million.

Pour la seule année 2017,134.000 Vietnamiens ont été envoyés travailler à l’étranger, soit 128% de l’objectif fixé, portant le nombre total des travailleurs vietnamiens à l’étranger à 500.000.

L’exportation de main-d’œuvre aide chaque année plus de 100.000 personnes à trouver un emploi et rapporte près de 3 milliards de dollars aux particuliers et à la collectivité. La province de Nghê An (Centre) est la localité bénéficiant le plus de ces retours de capitaux avec en moyenne 250 millions de dollars rapatriés par an.

Malgré tout, selon lui, le taux de travailleurs refusant de revenir au Vietnam après la fin de leur contrat reste élevé: 15%. Le chiffre monte même à 55% pour la Corée du Sud en 2012. C’est en partie pour cette raison que ce pays n’a pas renouvelé le mémorandum sur la réception des travailleurs vietnamiens.

Après la mise en œuvre d’une série de mesures par le gouvernement vietnamien, le taux de travailleurs illégaux en Corée du Sud a été ramené à 33%. C’est pourquoi, récemment, le gouvernement sud-coréen a renouvelé cette entente.

Concernant la protection des intérêts des travailleurs dans les entreprises issues des investissements directs étrangers (IDE), le ministre Dào Ngoc Dung a fait savoir qu’actuellement environ 2,68 millions d’employés dans ce secteur recevaient un salaire moyen de 5,5 millions de dôngs par mois.

Le ministre en a profité pour réfuter le fait selon lequel 80% des plus de 35 ans étaient licenciés par des entreprises IDE, en avançant le chiffre de 1,9%. Il a ajouté que le ministère du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales était en train d’élaborer un projet sur la formation et le reclassement des travailleurs issus des ces structures en cas de chômage.

Vers une formation professionnelle
adaptée au marché


Un cours d’électricité industrielle à l’École de formation professionnelle de Dak Lak (hauts plateaux du Centre). Photo: DuongGiang/VNA/CVN

"Dans le processus actuel de développement socio-économique, les ressources humaines jouent un rôle central et, afin d’éviter la pénurie de main d’œuvre qualifiée ou une faible productivité, il nous faut les améliorer", a affirmé le ministre Dào Ngoc Dung en répondant aux questions des députés concernant les solutions prioritaires relatives à la gestion de la formation professionnelle dans les temps à venir.

D’après lui, la formation professionnelle est encore confuse et, de ce fait, la qualité de la main-d’œuvre ne répond pas aux exigences de la structure économique du pays, en particulier à la révolution industrielle 4.0.

En apportant une réponse à une question, le ministre a également souligné la nécessité du réaménagement des établissements de formation professionnelle pour en améliorer le fonctionnement. Le pays en compte à l’heure actuelle 1.954 dont 600 au niveau des districts.

D’après lui, ces deux dernières années, le ministère du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales, en coordination avec les localités, a remis en ordre le système national de formation professionnelle en supprimant les établissements de faible qualité ou ne recrutant pas suffisamment d’apprenants. Au final, plus de 300 établissements de formation professionnelle au niveau des districts ont été supprimés ou rassemblés pour une efficacité accrue.

Le ministre Dào Ngoc Dung a également mis en valeur ses propres efforts pour l’amélioration de la santé budgétaire du secteur et le perfectionnement du corps enseignant. S’agissant des finances de la formation professionnelle, l’État y répond à 60%, les 40% restant provenant de sources non-étatiques. Ce budget représente environ 8% des sommes totales allouées à l’éducation et à la formation par le gouvernement. Pour les enseignants, un programme de normalisation a été mis en application pour assurer la qualité de la formation.Quant aux intérêts des apprenants, le ministre a estimé qu’il fallait créer des conditions leur étant favorables pour qu'ils puissent trouver des emplois et des revenus correspondant à leurs diplômes.

Huong Linh/CVN
 
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