20/12/2019 13:08
Unis contre Donald Trump : les candidats participant jeudi 19 décembre à Los Angeles au sixième débat télévisé de la primaire démocrate ont enfoncé le clou au lendemain de la mise en accusation au Congrès du milliardaire républicain, qui ouvre la voie à un procès en destitution.
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Les démocrates Pete Buttigieg (gauche), Elizabeth Warren, Joe Biden et Bernie Sanders le 20 novembre à Atlanta. Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous devons restaurer l'intégrité de la présidence", a assuré l'ancien vice-président Joe Biden, qui mène la course à la Maison Blanche. "Mon travail est d'expliquer pourquoi il ne mérite pas d'être président des États-Unis quatre ans de plus", a-t-il dit, entouré de ses six rivaux sélectionnés pour ce débat, parmi lesquels deux femmes.

Le milliardaire républicain a été mis en accusation mercredi 18 décembre par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, selon qui il a abusé de ses pouvoirs présidentiels en demandant à son homologue ukrainien d'annoncer des enquêtes anti-corruption contre Joe Biden et son fils Hunter, qui avait siégé au conseil d'administration d'une entreprise gazière locale.

Ainsi, il aurait demandé à un pays étranger d'interférer dans la campagne électorale américaine.

M. Trump est "un menteur pathologique" qui dirige "le gouvernement le plus corrompu de l'histoire moderne" américaine, a attaqué Bernie Sanders.

Elizabeth Warren a aussi fustigé un président "le plus corrompu de notre histoire récente", qui selon elle cultive ses loyautés à coups de "réductions d'impôts et de postes d'ambassadeurs". "Le président n'est pas un roi", a renchéri Amy Klobuchar.

Ces trois candidats siègent au Sénat, qui devrait juger en janvier Donald Trump pour abus de pouvoir et entrave au Congrès. Mais, soutenu par la majorité républicaine à la chambre haute, le milliardaire devrait être acquitté.

"Qu'importe ce qu'il se passe au Sénat, c'est à nous" d'agir pour battre le milliardaire le 3 novembre 2020, a affirmé Pete Buttigieg, un maire de l'Indiana qui a le vent en poupe dans les sondages.

Seule voix nettement discordante, l'homme d'affaires d'origine asiatique Andrew Yang a émis la mise en garde suivante : "On doit cesser d'être obsédés par l'impeachment".

Joe Biden, crédité de 27,8% des intentions de vote selon le site RealClear Politics, est depuis plusieurs mois le favori de la course côté démocrate, malgré les gaffes qui émaillent sa campagne, les doutes sur son état de forme et sur sa capacité, à 77 ans, à assumer les plus hautes fonctions.

L'ex-numéro deux de Barack Obama défend un programme centriste et promet un retour à la normalité après le mandat tumultueux de Donald Trump, marqué par une polarisation politique extrême. Il bénéficie d'une forte cote de popularité parmi les ouvriers et dans la communauté afro-américaine.

L'ombre de Bloomberg

La démocrate Amy Klobuchar le 20 novembre à Atlanta.
Photo : AFP/VNA/CVN

Tentant de faire taire les doutes, Joe Biden a publié mardi 17 décembre un bulletin médical, dans lequel son médecin le juge "apte à être président des États-Unis".

Il a récemment montré une agressivité surprenante lors d'une tournée dans l'Iowa, en s'emportant contre un électeur qui l'accusait d'avoir "envoyé" son fils en Ukraine afin de faciliter un "accès" au président.

Derrière Joe Biden, le sénateur du Vermont Bernie Sanders (19,3%) et la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren (15,2%) chassent sur les mêmes terres progressistes avec un programme très à gauche qui est très populaire parmi les jeunes et les femmes, mais effraie les électeurs plus conservateurs.

Le centriste Pete Buttigieg, premier candidat homosexuel ayant de réelles chances dans la course à la Maison Blanche, est quatrième avec 8,3%.

Mais le jeune maire de South Bend, dans l'Indiana, connaît depuis fin octobre une ascension fulgurante dans les sondages de l'Iowa, un État clé puisqu'il votera le premier le 3 février, et du New Hampshire, qui suivra juste après (11 février).

Il a récemment été attaqué, notamment par Elizabeth Warren, sur son passage dans le grand cabinet de conseil McKinsey et ses liens avec les assureurs privés.

Encore plus loin, Andrew Yang, au coude à coude avec Amy Klobuchar (3,3%), et le milliardaire californien Tom Steyer (1,5%), veulent préserver leurs chances de continuer.

Cory Booker (2,5%), Julian Castro (1,3%) et Tulsi Gabbard (1,7%) non-qualifiés pour le débat, ont dénoncé des conditions trop strictes établies par le parti démocrate. Cory Booker, seul afro-américain après l'abandon de Kamala Harris, fera toutefois une apparition. Il diffusera un message de 30 secondes pendant l'une des coupures publicitaires.

Le débat se déroule aussi dans l'ombre du milliardaire centriste Michael Bloomberg (5,1%). L'ancien maire de New York, qui s'est lancé très tard et finance sa campagne sur sa fortune personnelle, se concentre sur la quinzaine d'États qui voteront début mars, dont le Tennessee où il fait campagne jeudi 19 fdécembre.

AFP/VNA/CVN

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