19/06/2021 23:19
L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi a été proclamé vainqueur samedi de la présidentielle iranienne de la veille, marquée par la plus basse participation à un tel scrutin depuis la proclamation de la République islamique en 1979.
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Le président iranien sortant Hassan Rohani (gauche) et le nouveau président élu Ebrahim Raïssi, lors d'une conférence de presse, le 19 juin à Téhéran.
Photo : AFP/VNA/CVN

Sans surprise, M. Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire âgé de 60 ans, s'est imposé dès le premier tour face à trois autres candidats après une campagne électorale terne sur fond de mécontentement général face à la crise économique et sociale.

Il a obtenu 61,95% des voix, selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur. Le taux de participation officiel s'élève à 48,8%.

Hodjatoleslam (rang inférieur à ayatollah dans la hiérarchie du clergé chiite), M. Raïssi faisait figure d'archifavori, faute de concurrence réelle après la disqualification de ses principaux adversaires.

Le chef de l'Autorité judiciaire, qui doit prendre ses fonctions en août, hérite d'un pays en proie à une grave crise économique, conséquence des sanctions imposées par les États-Unis contre l'Iran après la décision de l'ancien président américain Donald Trump de dénoncer en 2018 l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne.

Bien qu'issu d'un courant politique se caractérisant par l'antiaméricanisme et le rejet de l'Occident, M. Raïssi a rappelé pendant la campagne que la priorité - conformément à la ligne fixée par le guide suprême Ali Khamenei - était d'obtenir la levée de ces sanctions pour sortir le pays de l'ornière.

Son élection ne devrait donc pas avoir d'effet sur les négociations en cours pour sauver l'accord de Vienne en y réintégrant les États-Unis.
 
AFP/VNA/CVN
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