29/07/2018 08:46
La capitale du Vietnam recèle une large biodiversité s’agissant aussi bien de sa faune que de sa flore. Des mesures sont nécessaires pour sa protection.
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Le Parc national de Ba Vi, à Hanoï.

Hanoï possède un riche panel de plantes et d’animaux qui lui sont propres. Cependant, la ville doit faire face à la destruction de cette richesse, et ce à cause de plusieurs facteurs: pression démographique, urbanisation galopante, destruction des milieux naturels et exploitation excessive des ressources naturelles.

Les autorités municipales ont décidé de mettre en place un plan de préservation de la biodiversité pour 2020 et vision pour 2030. Le but est de protéger la biodiversité, les richesses génétiques et les écosystèmes tout en les transformant en contributeurs au développement socio-économique. 

L’aménagement de la biodiversité est une solution efficace pour sa préservation. Il se base sur plusieurs leviers d’action comme réduire et mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles ou proposer le perfectionnement des systèmes politiques de gestion de l’État sur la conservation de la biodiversité.

Afin de maîtriser les bases scientifiques pour ce plan d’aménagement, il est nécessaire de collecter des informations, d’enquêter, d’étudier et d’évaluer l’état actuel de la biodiversité.

"La conservation et l’utilisation durable de la biodiversité vise à protéger les moyens de subsistance des communautés. Elle a une signification très importante pour le pays. La biodiversité est de plus en plus reconnue comme une condition essentielle à la réduction de la pauvreté, à la croissance verte et au développement durable dans le contexte de changement climatique et d’insécurité alimentaire”, a insisté Pham Anh Cuong, directeur du Département de la préservation de la biodiversité.

Conservation des ressources génétiques  

Dragage du lac Hoàn Kiêm. 

La ville propose le déploiement d’un réseau de zones protégées jusqu’en 2030. Outre le Parc national de Ba Vi, sept autres sphères de préservation seront mises en place: Huong Son, Vât Lai, la pagode Thây (pagode du Maître), Quan Son, le lac de l’Ouest, le lac Dông Mô - Ngai Son et le lac Suôi Hai.

Parallèlement, elle a lancé également des propositions de construction de plusieurs établissements de conservation notamment pour les espèces végétales précieuses et les arbres séculaires de l’ancienne citadelle de Son Tây ainsi que l’inscription de 63 arbres sur la liste du patrimoine municipal.

La conservation des ressources génétiques à travers les projets prioritaires du Service municipal de l’agriculture et du développement rural vise à la sauvegarde de 14 sources génétiques d’arbres fruitiers, sept de légumes et deux de fleurs et plantes ornementales.

"Le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement se doit de collaborer avec les organisations nationales et internationales pour mettre sur pieds ces projets. En particulier, il faut mettre l’accent sur la création de moyens de subsistance durables pour les populations locales afin de réduire la pression sur les forêts", a indiqué le Docteur Nguyên Van Du, de l’Institut d’écologie et des ressources biologiques du Vietnam.

Cette décision a été approuvée par le Premier ministre pour faire de Hanoï une future ville "verte, culturelle, civilisée et moderne".

Texte et photos: Mai Huong - Manh Khanh/CVN


Une faune et une flore très diversifiées  
 
Hanoï possède dix écosystèmes dont quatre artificiels et six naturels. Parmi ces derniers, trois sortent du lot.

Le premier est la forêt tropicale humide à plus de 600 m d’altitude. Cet écosystème se trouve uniquement au sein du Parc national de Ba Vi. Plusieurs spécimens collectés dans ce parc sont conservés au Musée de biologie de l’Université nationale de Hanoï et au Musée national d’histoire naturelle de France. En outre, il abrite de nombreuses espèces endémiques du Nord.

Le deuxième écosystème est la montagne karstique, se trouvant principalement dans les zones de Huong Tich et de Quan Son (district de My Duc). D’une superficie de 4.272 ha, il comprend une forêt abritant des espèces végétales précieuses classées dans le Livre Rouge du Vietnam (2007) telles que Burretiodendron hsienmu, Nervilia fordii et Melientha suavis (noms scientifiques). Quelques espèces figurent dans l’arrêté No32 du gouvernement sur la gestion des animaux et végétaux forestiers précieux comme Dalbergia tonkinensis.

Le troisième est l’écosystème des zones humides. La capitale compte en effet 220 lacs dont les lacs de l’Ouest, Hoàn Kiêm (lac de l’Épée restituée), Dông Mô - Ngai Son, Quan Son, Xuân Khanh... Là où vit Rafetus swinhoei, une espèce de tortue à carapace molle, rare et précieuse. Sur les quatre derniers spécimens connus dans le monde, deux se trouvent à Hanoï, dans les lacs Xuân Khanh et Dông Mô (chef-lieu de Son Tây).
 


 

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