17/02/2021 14:30
Le Japon a lancé à son tour mercredi 17 février sa campagne de vaccination anti-COVID, tandis que l'OMS a fait état d'une chute de 16% des nouveaux cas dans le monde mais s'est hâtée de prévenir que "le feu n'est pas éteint".
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Une soignante se fait vacciner contre le COVID-19, le 17 février à Tokyo.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le président américain Joe Biden a appelé à "frapper fort" pour soutenir économiquement la population confrontée aux ravages de la pandémie, avec un gigantesque plan de sauvetage de 1.900 milliards d'USD.

Au Japon, des professionnels de santé volontaires ont été les premiers mercredi 17 février à recevoir le vaccin suite au feu vert obtenu dimanche 14 février par le groupe Pfizer dans l'archipel.

La vaccination ne sera pas étendue aux personnes âgées avant avril au plus tôt, selon le ministre chargé de superviser le déploiement des vaccins, Taro Kono, et aucune date n'a été avancée pour le reste de la population.

En outre, et alors que les autorités japonaises répètent que les Jeux olympiques, qui auraient dû se tenir l'été dernier, auront lieu en juillet quel que soit l'état de la pandémie ailleurs dans le monde, le ministre a affirmé "ne pas prendre en considération" l'événement pour le calendrier vaccinal dans le pays.

La question centrale de la vaccination sera également au menu du Conseil de sécurité de l'ONU mercredi 17 février. Le Mexique a annoncé qu'il allait soulever le problème de l'inégalité d'accès aux vaccins dans les pays d'Amérique latine par rapport aux pays producteurs comme les États-Unis. La distribution "n'est pas juste", a estimé son président Andres Manuel Lopez Obrador.

Le Royaume-Uni de son côté va appeler à faire pression pour des cessez-le-feu temporaires dans les zones de conflit pour y vacciner contre le coronavirus.

"Nous avons le devoir moral d'agir et une nécessité stratégique de nous unir pour vaincre ce virus", a plaidé le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab.

"Il reviendra en force"

Une femme se fait vacciner anti-COVID, le 16 février à Los Angeles (États-Unis).
Photo : AFP/VNA/CVN

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dévoilé mardi soir 16 février des chiffres révélant une nette baisse des contaminations et des décès liés au COVID dans le monde la semaine dernière. Mais elle se garde bien de crier victoire.

Le nombre de nouveaux cas a reculé de 16% à 2,7 millions de cas, selon elle. Le nombre de nouveaux décès signalés a également diminué de 10% par rapport à la semaine précédente, à 81.000.

Cinq des six régions du monde prises en compte ont signalé une baisse à deux chiffres du nombre de nouveaux cas, seule la Méditerranée orientale affichant une hausse, de 7%.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré lundi  15 février que le nombre de nouveaux cas avait diminué pour une cinquième semaine consécutive, chutant de près de moitié par rapport aux plus de cinq millions de cas enregistrés dans la semaine du 4 janvier.

"Cela montre que de simples mesures de santé publique fonctionnent, même en présence de variants", a-t-il déclaré.

"Ce qui importe maintenant, c'est la façon dont nous réagissons à cette tendance. Le feu n'est pas éteint, mais nous avons réduit sa taille. Si nous arrêtons de le combattre sur quelque front que ce soit, il reviendra en force".

Biden veut "frapper fort"

Aux États-Unis, le président Joe Biden a défendu son plan de sauvetage économique, qu'il souhaite faire adopter sans attendre un hypothétique consensus au Congrès, dans l'espoir de créer "7 millions d'emplois cette année".

"Il faut dépenser maintenant, il faut frapper fort", a-t-il martelé. "69% des Américains soutiennent mon plan!", a souligné Joe Biden lors d'un "town hall", un forum où il a répondu à des questions posées par des citoyens. "Le pays n'est pas aussi divisé qu'on le dit".

Une équipe de vaccination à la rencontre de la population dans le village de montagne de Guneyyamac (Turquie), le 15 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

À quand le retour à la normale ? "D'ici Noël, nous serons dans une situation très différente de celle d'aujourd'hui", a-t-il prudemment répondu.

La future directrice de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, a de son côté promis de favoriser l'accès des pays pauvres aux vaccins contre le COVID-19.

"Je pense que l'OMC peut contribuer davantage à la résolution de la pandémie de COVID-19 en aidant à améliorer l'accès des pays pauvres aux vaccins", a-t-elle déclaré.

"Il est vraiment dans l'intérêt de chaque pays de voir tout le monde se faire vacciner", a-t-elle ajouté dans un entretien mardi 16 février.

"Couvre-feu ce soir aussi"

Aux Pays-Bas, la journée de mardi 16 février a été marquée par un jugement d'un tribunal de La Haye estimant que le couvre-feu imposé par le gouvernement représentait "une violation profonde du droit à la liberté de mouvement et à la vie privée" et devait être immédiatement "levé".

Mais cette annonce a été presque aussitôt contredite par une cour d'appel qui l'a suspendue dans l'attente d'une audience vendredi 12 février.

"Le couvre-feu est valable, ce soir aussi", a réagi sur Twitter le Premier ministre Mark Rutte.

De son côté, la Commission européenne a exhorté les États membres à éviter les fermetures de frontières et interdictions générales de voyage, telles que décidées récemment par l'Allemagne et la Belgique pour lutter contre les variants du virus.

La difficile coordination européenne sur ces restrictions qui entravent la libre circulation dans l'UE sera l'un des sujets chauds du sommet du 25 février.

En Australie, l'ordre de confinement sera levé mercredi soir pour les six millions d'Australiens vivant dans l’État de Victoria, le deuxième plus peuplé du pays, mais des doutes planent encore quant à la possibilité pour les fans de tennis d'assister à l'Open d'Australie, qui se déroule à Melbourne. 
 
AFP/VNA/CVN
 
 
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