08/12/2018 19:15
Les médecins ayant réalisé au Brésil la première transplantation mondiale d'un utérus de donneuse décédée ayant permis la naissance d'un enfant ont annoncé se préparer à renouveler l'opération sur deux femmes.
>>L'homme aux trois visages se dévoile après une nouvelle greffe
>>Carmat fait part d'avancées dans l'essai clinique pivot de son cœur artificiel

Au Brésil, une transplantation d’utérus, il y a un an, à partir d’une donneuse décédée, a abouti à une naissance.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Les patientes qui faisaient partie du groupe initial ont déjà été choisies, elles ont déjà fait une fécondation in vitro", a déclaré à Sao Paulo le Docteur Dani Ejzenberg, près d'un an après la première naissance.

"Nous avons des embryons de bonne qualité en réserve, et nous attendons maintenant des donneuses (d'utérus) compatibles pour que la greffe puisse se faire", a expliqué le médecin, qui a reçu l'AFP jeudi 6 décembre.

Mais l'équipe médicale devra aussi obtenir le feu vert des autorités brésiliennes pour pouvoir généraliser cette technique, qui n'en est encore qu'à la phase expérimentale.

Le Dr Ejzenberg, gynécologue à l'hôpital universitaire de Sao Paulo, est membre de l'équipe qui a annoncé cette semaine le plein succès de cette greffe menée en septembre 2016 et rendue publique mercredi 5 décembre par The Lancet.

La greffe a été réalisée, lors d'une opération d'une dizaine d'heures, chez une femme de 32 ans née sans utérus. Elle a reçu l'utérus d'une donneuse de 45 ans décédée d'un accident cardio-vasculaire et qui avait fait don de plusieurs organes.

Des embryons obtenus par fécondation in vitro ont été transférés sept mois après la transplantation dans l'utérus de la patiente, qui a suivi un traitement immunosuppresseur afin d'éviter le rejet du greffon.

Et le 15 décembre 2017 est née une petite fille de 2,5 kilos, par césarienne, à 36 semaines de gestation. Le premier bébé à venir au monde grâce à l'utérus d'une donneuse décédée. L'utérus a été retiré chez la mère lors de l'accouchement pour qu'elle arrête le traitement immunosuppresseur, très lourd.

"C'est une enfant très heureuse et la mère aussi est comblée avec cette première médicale", dit le Dr Ejzenberg.

"Le 15 décembre, le bébé aura un an", ajoute le médecin, et il "se développe de manière totalement normale, à la fois d'un point de vue moteur et neurologique".
 
AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Une journée au Musée des vestiges deguerre à Hô Chi Minh-Ville