14/07/2019 15:35
Pour l'ancien ambassadeur britannique aux États-Unis, Donald Trump est sorti de l'accord sur le nucléaire iranien parce qu'il était associé à son prédécesseur Barack Obama, selon des documents diplomatiques publiés dans la presse.
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Donald Trump (g) et Barack Obama, le 20 janvier 2017 à Washington.
Photo: AFP/VNA/CVN


"L'administration mise sur un acte de vandalisme diplomatique, apparemment pour des raisons idéologiques et de personnalité -- il s'agissait de l'accord d'Obama", a écrit Kim Darroch dans un câble diplomatique en mai 2018.

Ce document fait partie d'une deuxième série de rapports confidentiels ayant fuité et publiés par le journal Mail on Sunday, la première ayant entraîné la démission de Kim Darroch mercredi.

En mai 2018, Boris Johnson, alors ministre britannique des Affaires étrangères, s'était rendu à Washington pour tenter de persuader le président américain de ne pas sortir les États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015.

Dans un câble envoyé par la suite, Kim Darroch a relevé des divisions dans l'équipe de Donald Trump sur la décision, et a critiqué l'absence de stratégie à long-terme de la Maison-Blanche.

"Ils ne peuvent formuler aucune stratégie pour le 'jour d'après'; et des contacts avec le Département d'État ce matin ne suggèrent aucune sorte de plan pour tendre la main aux partenaires et aux alliés, que ce soit en Europe ou dans la région", a écrit l'ambassadeur.

Il a également rapporté que le secrétaire d'État Mike Pompeo "s'était subtilement distancié en parlant de 'la décision du président'", lors de ses discussions avec Boris Johnson.

Selon Kim Darroch, Mike Pompeo a laissé entendre qu'il avait essayé, sans succès, de "vendre" un texte révisé à Donald Trump, rapporte le Mail on Sunday.

Conclu en 2015 entre l'Iran, les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, ce dernier a permis la levée d'une partie des sanctions contre Téhéran en échange de l'engagement iranien de ne pas se doter de l'arme nucléaire. Le 8 mai 2018, Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de cet accord.

La fuite de mémos diplomatiques peu flatteurs à l'égard du président américain la semaine dernière a provoqué une tempête entre le Royaume-Uni et son proche allié.

Dans ses rapports publiés dans la presse samedi dernier 6 juillet, Kim Darroch jugeait la Maison-Blanche "inepte", Donald Trump le traitant en retour d'"imbécile prétentieux" avec lequel il n'aurait plus de contact. L'ambassadeur a annoncé sa démission mercredi 10 juillet, estimant désormais "impossible" de faire son travail.

Le gouvernement britannique a ordonné des investigations sur l'origine des fuites et la police a ouvert une enquête sur une éventuelle violation de la loi sur les secrets officiels.

Ces enquêtes ont identifié la source de la fuite, a affirmé dimanche 14 juillet le Sunday Times: le suspect serait un fonctionnaire britannique ayant eu accès aux archives du ministère des Affaires étrangères.

Plus tôt dans la semaine, le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, Alan Duncan, avait évoqué qu'"une fuite à l'intérieur (de l'administration)" était "la première hypothèse".

La police britannique a été accusée de menacer la liberté de la presse samedi 13 juillet, après avoir lancé un avertissement contre les médias qui publieraient des documents confidentiels.

AFP/VNA/CVN
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