02/02/2021 17:22
Au cours de nombreuses années de mise en œuvre du projet sur la formation professionnelle en faveur des travailleurs ruraux, plusieurs localités ont offert des opportunités aux familles en situation difficile de changer de métier pour avoir des emplois stables. Ainsi, plusieurs foyers sont sortis de la pauvreté.
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Nguyên Thi Bô s'attache au tricot de rotin et crée l'emploi en faveur des travailleurs ruraux.
Photo : Ngoc Tài/CVN

Il y a une vingtaine d’années, Nguyên Thi Bô (vivant dans la commune de Tinh Thoi, ville de Cao Lanh, province de Dông Thap, Sud) a appris le métier de l'artisanat traditionnel. À ce moment-là, elle souhaitait simplement pouvoir prendre soin de sa famille et élever ses enfants. De façon inattendue, le métier traditionnel de tricot de rotin lui a permis d’améliorer sa situation difficile et permis aussi à beaucoup d’autres personnes de sortir de la pauvreté. Ce sont en effet des centaines d’emplois qui ont été créés à destination des travailleurs ruraux.

"Beaucoup de gens critiquent le faible revenu pour le tricot de rotin, mais pour moi, je peux le pratiquer tous les jours, n'importe quand, n'importe où et sans discrimination d'âge. Les travailleurs peuvent ainsi avoir un revenu stable grâce à leur capacité d’accumuler petit à petit", partage-t-elle.

En effet, grâce à l’argent récupéré lors de mise en pratique de ce métier, sa famille a ouvert un atelier d'artisanat nommé Sen Viêt. Le dernier a trouvé de nombreux partenaires commandant de grandes quantités, tant au Vietnam qu’à l’étranger. Chaque mois, Sen Viêt fournit de 5.000 à 10.000 produits, créant des emplois en faveur de nombreuses personnes. Outre une vingtaine d'employés permanents présents à l’atelier, 300 autres travaillent occasionnellement chez eux.

En outre, cet établissement est devenu également une destination touristique. C’est Trân Thi Ngoc Nhi, fille de Nguyên Thi Bô, qui a transformé l’atelier en espace de vente, permettant d’accueillir des clients et des visiteurs. En outre, des produits de Sen Viêt sont présentés via des foires et expositions.

Diverses formes de formation professionnelle

Nguyên Pham Hoàng Anh, vivant dans la commune de My Thanh Trung, (district de Tam Binh, province de Vinh Long, Sud), a vu sa vie changée grâce aux programmes de formation professionnelle en faveur des travailleurs ruraux. Selon la demande de la localité, Hoàng Anh ainsi que de nombreux travailleurs de la localité, se sont engagés à apprendre le métier de réparation de motos afin d’avoir une vie nouvelle.

Grâce à cette formation, Hoàng Anh a ouvert son propre atelier de réparation de motos. "C'était le grand tournant de ma vie !", se souvient-il. En plus d'aider sa famille à sortir de la pauvreté, son entreprise offre aussi des emplois stables à deux autres jeunes de la localité.

D’après la directrice adjointe du Service du travail, des invalides de guerre de Vinh Long, Huynh Thi My Hà, des centres provinciaux de formation professionnelle diversifient les offres de formation. L’objectif est ainsi d’aider les participants à trouver un emploi régulier en donnant accès à un revenu stable. Actuellement, la province se concentre sur la formation de génie civil, d'artisanat, de mécanique, de soudure, d’électricité civile, de couture industrielle, le maquillage esthétique, de transformation alimentaire, d'élevage de bovins et volailles, d’opération de restauration et de tourisme.


4,9 millions de travailleurs ruraux ont eu accès à une formation professionnelle pendant 3 ans

Les statistiques de l’Office général de l'enseignement professionnel indiquent que 4,9 millions de travailleurs ruraux ont, de 2016 à 2019, eu l’opportunité de suivre une formation professionnelle, soit 89% de l’objectif fixé. Sur ce total, 2,85 millions de personnes bénéficient de cours pendant moins de 3 mois. Parmi les nouveaux formés, 2 millions de personnes sont des apprentis non agricoles et 850.000 se sont engagés dans l'agriculture. Parmi les autres données importantes : 450.000 bénéficiaires appartiennent aux ethniques minoritaires ; 200.000 personnes étaient en situation difficile et 60.000 sont des travailleurs handicapés. Après les formations, plus de 81% de travailleurs ont trouvé un emploi stable.
 

Câm Sa/CVN

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