15/07/2020 17:24
Selon l’Association du poivre du Vietnam (APV), 58 conteneurs de poivre appartenant à 13 entreprises vietnamiennes, équivalents à plus de 3 millions d’USD sont bloqués depuis plusieurs mois au port de Birgunj (Népal) et au port Kolkata (frontière Népalo-Indienne), ce qui plonge ces entreprises dans de grandes difficultés.
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Nguyên Nam Hai, président de l'Association du poivre du Vietnam (APV), a déclaré que le 25 mars 2020, le gouvernement du Népal a interdit l'importation de cinq produits dont le poivre, pour garantir des mesures de sécurité plus rigoureuses au milieu de la pandémie mondiale de coronavirus. Cette interdiction a pris effet le 6 avril 2020 et ne s'appliquait donc pas aux commandes qui ont ouvert des lettres de crédit (L/C) avant le 29 mars 2020. Cela signifie que les expéditions de poivre qui ont été exportées avant le 29 mars 2020 étaient toujours autorisées à l’importation par le gouvernement népalais.

Les importateurs de poivre du Népal ont également déclaré que l'interdiction ne s'appliquait qu'aux expéditions au Népal après le 29 mars 2020, tandis que les expéditions d'exportation précédentes étaient toujours autorisées à entrer normalement.

Cependant, après que les expéditions de poivre du Vietnam (exportées avant le 29 mars 2020) soient arrivées au Népal, les importateurs népalais ont annoncé qu'ils n'avaient pas obtenu de licences d’importation du gouvernement et que les banques népalaises n'acceptaient pas les paiements.

Le poivre est l'un des principaux produits d'exportation du Vietnam.
Photo : VNA/CVN

Selon Nguyên Nam Hai, face à cette situation malheureuse, les entreprises exportatrices de poivre ont contacté le ministère de l'Industrie et du Commerce, l'ambassade du Vietnam en Inde et la Communauté internationale du poivre pour demander de l'aide afin de réexporter cette denrée vers le Vietnam.

Le ministère de l'Industrie et du Commerce du Vietnam a envoyé une note diplomatique au gouvernement du Népal proposant de dédouaner les expéditions de poivre bloquées ou de faciliter les procédures douanières pour que les entreprises réexportent ces expéditions vers le Vietnam. L'ambassade du Vietnam en Inde s'est également entretenue directement avec le vice-ministre permanent du ministère népalais du Commerce, de l'Industrie et des Fournitures sur cette question.

Cependant, de nombreux mois se sont écoulés, mais l'affaire est toujours en place et le gouvernement népalais n'offre pas d’issue favorable. Les exportateurs vietnamiens sont donc dans une situation difficile.  

Comment faire pour surmonter les difficultés ?

Phùng Thu Huyên, directrice de la compagnie Nam International, a partagé qu’à l'heure actuelle, les entreprises exportatrices avec des marchandises bloquées subissent différents types de pertes. La première est la perte de qualité de l'envoi car il reste confiné dans le conteneur pendant des mois. Cela entraîne également de grosses pertes financières.

Plus précisément, selon le contrat de transport de marchandises, après que la cargaison de conteneur soit arrivée au port de destination, la compagnie maritime se laisse un temps de latence de 7 à 10 jours. Ensuite, des frais de stockage continus sont appliqués comme suit : 70 USD / jours pour la première semaine pour un conteneur de 40 pieds, 100 USD/ jour pour la 2e semaine puis à partir de la 3e semaine le tarif passe à 170 USD / conteneur. Comme calculé ci-dessus, avec un temps de stockage de plus de 3 mois, le montant à payer pour un conteneur tourne autour de 17.000 USD, sans compter les autres coûts tels que le stockage au port et les frais en douane, entre autres.

À ce jour, les coûts encourus équivaudraient à 35% de la valeur de l'envoi. Au cas où le Népal permettrait le retrait immédiat des marchandises, le total des coûts encourus pourrait atteindre 50% de la valeur de l'envoi. Il faut dire aussi que la qualité et le poids du poivre dans ces conteneurs ont considérablement diminué.

Dans le cas où le Népal n'apporte pas de réponse officielle, les entreprises devront sans doute accepter d'abandonner leurs marchandises car si elles les retirent, elles ne pourront plus les vendre alors que les coûts resteront élevés.

Les entreprises ont informé que le Vietnam et le Népal entretiennent de bonnes relations commerciales bilatérales, que l'historique des transactions entre les entreprises vietnamiennes et népalaises n'avait pas de mauvais précédents. Lorsque l'épidémie de COVID-19 a éclaté, les entreprises vietnamiennes ont parfaitement compris que le Népal pouvait prononcer une interdiction temporaire d'importation en raison d'un cas de force majeure. L'interdiction, cependant, nécessitait une dérogation pour les envois qui sont partis pour le Népal avant que l'interdiction soit émise.

Par conséquent, les exportateurs vietnamiens ont proposé au gouvernement du Népal de fournir rapidement des réponses sur le dédouanement ou de créer des conditions permettant aux entreprises vietnamiennes de réexporter les marchandises susmentionnées vers le Vietnam. Dans le même temps, il est souhaitable que les transporteurs de ces marchandises se mettent d’accord avec les exportateurs vietnamiens sur les frais de stockage des conteneurs, sur les frais d'expédition en cas de retrait des marchandises, les aidant à surmonter les difficultés actuelles.

Trung Khánh/CVN

 

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