18/01/2021 08:56
La vaccination contre le COVID-19 franchit une nouvelle étape dans le monde avec plus de 224.000 vaccinés en Inde et une accélération des campagnes en Europe, où des responsables se voulaient rassurants sur les délais de livraison.
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Une docteure reçoit le vaccin anti COVID-19 à l'hôpital King Koti d'Hyderabad, en Inde, le 16 janvier. Photo : AFP/VNA/CVN

À travers le monde, les restrictions se durcissent alors que les variants du nouveau coronavirus se propagent.

Le Royaume-Uni, pays le plus touché d'Europe (88.590 morts), rend obligatoire à partir de lundi 18 janvier un test COVID-19 négatif pour les voyageurs internationaux.

Mesure similaire pour les voyageurs hors UE en France (plus de 70.000 décès), qui a étendu samedi 16 janvier le couvre-feu à tout son territoire et l'a avancé à 18h00 (17h00 GMT) dans tout le pays - en envisageant un nouveau confinement "sans délai" en cas de "dégradation épidémique forte".

Lundi 18 janvier toujours, les masques FFP2 deviennent obligatoires dans les transports en commun et commerces de Bavière, dans le sud de l'Allemagne, et en Autriche, qui a annoncé dimanche 17 janvier qu'elle prolongeait son troisième confinement, entamé avant Noël, jusqu'au 8 février.

En Suisse, pour "éviter une troisième vague", le télétravail devient obligatoire lundi 18 janvier "partout où cela est possible", les magasins non essentiels devront fermer, et les réunions privées être limitées à cinq personnes.

L'Italie a interdit samedi 16 janvier les vols en provenance du Brésil en raison d'un nouveau variant découvert dans ce pays, et va reconfiner à partir de lundi 18 janvier trois régions jugées à haut risque de contagion.

Face à la situation épidémique dans le pays (presque 210.000 morts), le régulateur brésilien a approuvé dimanche 17 janvier l'utilisation en urgence de deux vaccins contre le COVID-19, le britannique d'AstraZeneca et le chinois CoronaVac, les deux premiers à être autorisés.

En Colombie comme au Liban, où les autorités ont imposé un confinement strict, les hôpitaux sont saturés.

Un "sauveur de vies" 

L'Inde, deuxième nation la plus peuplée de la planète (1,3 milliard d'habitants), a vacciné samedi 16 janvier et dimanche 17 janvier plus de 224.000 personnes.
 
Transporter un patient du COVID-19 à Prague.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous avons eu des retours encourageants et satisfaisants", a déclaré samedi  16 janvier le ministre indien de la Santé, Harsh Vardhan. "Ce vaccin va en effet être un +Sanjeevani+ (sauveur de vies)".

L'Inde compte vacciner d'ici juillet 300 millions de personnes, presque l'équivalent de la population américaine, dans le cadre de l'une des plus grandes campagnes de vaccination au monde.

Celle-ci repose sur deux vaccins : Covaxin développé par Bharat Biotech et le Conseil indien de la recherche médicale; et Covishield, la version mise au point par AstraZeneca et l'université d'Oxford. Tous deux produits par le Serum Institute of India et approuvés "en urgence", début janvier.

L'Inde est le deuxième pays le plus touché - après les États-Unis - par le COVID-19, avec plus de 10 millions de cas déclarés, même si le taux de mortalité officiel y est l'un des plus faibles du monde.

Selon le ministère de la Santé, 447 personnes ont ressenti des effets négatifs post-vaccination (fièvre, maux de tête et nausées). Trois personnes ont été hospitalisées mais deux ont déjà quitté l'hôpital.

En Norvège, l'Agence des médicaments a annoncé la semaine dernière que la mort de 13 personnes âgées fragiles après une première injection pourrait être liée à des effets secondaires du vaccin.

L'Institut norvégien de santé publique a recommande désormais une évaluation approfondie des avantages et inconvénients de la vaccination chez les personnes les plus fragiles ou en fin de vie.

"Nous ne sommes pas alarmés par cela. Il est tout à fait clair que ces vaccins présentent très peu de risques, à l'exception minime des patients les plus fragiles", a déclaré un responsable de l'Agence des médicaments, Steinar Madsen, cité jeudi 14 janvier par la radiotélévision publique NRK.

Campagne massive en Russie

En Europe, la Russie commence lundi 18 janvier une campagne de vaccination massive contre le COVID-19 avec son vaccin Spoutnik V - "le meilleur du monde", selon le président Vladimir Poutine.
 
COVID-19 : plus de 2 millions de décès dans le monde.
Photo : AFP/VNA/CVN

La France va élargir lundi 18 janvier sa campagne aux personnes de plus de 75 ans ne vivant pas en maison de retraite (5 millions de personnes), ainsi qu'à près de 800.000 personnes présentant des pathologies à "haut risque" (insuffisances rénales chroniques, cancer sous traitement...).

De son côté, l'Espagne a commencé dimanche 17 janvier à administrer une deuxième dose du vaccin contre le COVID-19 aux personnes prioritaires qui avaient reçu une première dose en décembre.

Après avoir franchi la semaine dernière la barre symbolique des deux millions de cas confirmés, l'Espagne a enregistré vendredi 15 janvier un record de 40.197 cas en 24 heures.

L'Europe, région la plus endeuillée, compte beaucoup sur le vaccin de l'alliance américano-allemande Pfizer-BioNTech, alors que le continent est frappé par une deuxième vague virulente, face à un variant britannique considéré par des scientifiques comme jusqu'à 74% plus contagieux.

Les deux laboratoires ont assuré samedi avoir mis en place un "plan" pour limiter à une semaine les retards de livraison de leur vaccin, alors que l'Europe craignait de voir faiblir les livraisons de doses pendant "trois à quatre semaines".

Vendredi 15 janvier, ils avaient annoncé de façon inopinée ne pas être en mesure de fournir la quantité de doses à laquelle ils s'étaient engagé, déclenchant le courroux des pays européens, déjà critiqués pour la lenteur de la campagne de vaccination.

Le Cambodge a annoncé samedi une "aide" de la Chine qui va lui fournir un million de doses de son vaccin Sinovac. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Li a promis aux Philippines un don de 500.000 doses de vaccin.

Selon le dernier bilan de l'AFP, le COVID-19 a fait au moins 2.022.740 morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019.
 
AFP/VNA/CVN
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