01/05/2020 15:39
Plus de 130 thérapies sont à l'étude dans le cadre de la recherche contre le COVID-19, a indiqué jeudi 30 avril la Fédération internationale de l'industrie du médicament.
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Recherche dans le laboratoire de la firme britannique Exscientia à Oxford, le 24 avril. Photo : AFP/VNA/CVN

Des efforts sans précédent de collaboration au sein de l'industrie pharmaceutique ont considérablement accéléré la recherche de traitements sûrs et efficaces contre le nouveau coronavirus. "Plus de 130 thérapies contre le COVID-19 sont à l'étude", a déclaré le directeur général de Fédération internationale de l'industrie du médicament (IFPMA), Thomas Cueni, lors d'une conférence de presse virtuelle, en compagnie de plusieurs dirigeants de laboratoires pharmaceutiques qui ont détaillé leurs travaux sur différentes thérapies, comme les antipaludéens, les antiviraux et les immunothérapies.

M. Cueni a expliqué que 68 d'entre elles étaient de nouvelles thérapies, les autres étant des médicaments déjà existants dont l'efficacité était testée contre le nouveau coronavirus. La plupart en sont encore aux premiers stades des tests, a-t-il dit, ajoutant toutefois que plus de 25 essais cliniques avaient déjà commencé. Partie de Chine en décembre, l'épidémie a contaminé depuis près de 3,2 millions de personnes dans le monde et fait près de 230.000 morts malgré le confinement de plus de la moitié de l'humanité.

Les experts ont averti que seul un vaccin permettra la levée complète des mesures de confinement, mais trouver et mettre au point un vaccin sûr et efficace pourrait prendre un an ou plus. Selon M. Cueni, le développement d'un traitement efficace contre cette maladie devrait aller plus vite. Ses propos interviennent alors que le laboratoire américain Gilead a annoncé que son médicament remdesivir avait accéléré de plusieurs jours le rétablissement des cas les plus graves dans un grand essai clinique.

Jose Baselga, vice-président exécutif d'AstraZeneca, a lui mis en garde contre une trop grande précipitation à l'heure de trouver un traitement. "Nous devons avoir des essais bien contrôlés", a-t-il déclaré, soulignant qu'il fallait veiller à faire des "essais randomisés avec un contrôle placebo". "Si vous faites des économies, nous découvrirons au bout du compte que nous disposons de données qu'il nous est impossible d'interpréter", a-t-il dit.

C'est le problème qui s'est posé jusqu'à présent avec l'hydroxychloroquine, a reconnu Richard Saynor, qui dirige Sandoz, une filiale du Groupe pharmaceutique suisse Novartis, qui sponsorise une étude clinique sur ce traitement. L'hydroxychloroquine s'est révélée prometteuse contre le COVID-19 dans des études à petite échelle en France et en Chine pour réduire les niveaux de virus chez les personnes gravement infectées, et elle a été présentée par le président américain Donald Trump comme un possible "cadeau de Dieu" contre la pandémie. Mais son efficacité a été mise en doute, et de sérieuses inquiétudes ont également été soulevées quant à d'éventuels effets secondaires graves.

AFP/VNA/CVN



 

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