01/02/2017 19:39
Le 31 janvier, le président philippin Rodrigo Duterte a demandé à la police de ce pays de suspendre sa participation à la lutte contre la drogue, puisqu'il souhaite "nettoyer les rangs d’une police corrompue".
>>Le président philippin accuse les États-Unis de construire des arsenaux aux Philippines
>>Les Philippines adhèrent à la décision d'arbitrage de la CPA

Le président philippin Rodrigo Duterte. Photo : AFP/VNA/CVN

Dans un discours prononcé au Palais présidentiel, Rodrigo Duterte a indiqué qu'"aucun policier de n'importe quel lieu des Philippines est autorisé à exécuter la loi concernant la campagne de lutte contre la drogue".

Suite au meurtre dans les locaux de la police d’un homme d’affaires coréen, la guerre contre la drogue est suspendue jusqu’à nouvel ordre, le temps de nettoyer les rangs d’une police corrompue, selon Le Courrier International.

Le président philippin Rodrigo Duterte a annoncé le 29 janvier cette suspension. Raison invoquée : le meurtre dans les locaux de la police d’un homme d’affaires sud-coréen, les meurtriers étant des responsables de l’unité de police. Cette histoire “embarrassante”, selon le président, l’incite “à réorganiser le système”, rapporte le site Rappler.

Il a ordonné la dissolution de toutes les unités antidrogue. Le directeur de la police nationale, Ronald ‘Bato’ dela Rosa, a annoncé qu’il lançait une guerre contre les “malfrats” au sein de la police. “Vous, policiers véreux, attention à vous. Nous allons nettoyer nos propres rangs”, a t-il indiqué lors d’une conférence de presse, selon le Philippine Daily Inquirer.

La guerre contre la drogue pourrait reprendre une fois que ce grand nettoyage sera effectué. Le président Duterte a effectivement annoncé vouloir poursuivre ce combat jusqu’à la fin de son mandat en 2022. Depuis sa prise de fonction, en juin 2016, il a fait de la lutte contre le trafic et la consommation de drogue le but principal de son mandat. Des unités spéciales ont été créées au sein de la police. Plus de 7.000 personnes auraient été tuées au cours de cette campagne punitive.

Toutefois, le cas de Jee Ick Joo a fait réagir le président. Cet homme d’affaires sud-coréen a été tué en octobre 2016, après que ses ravisseurs eurent demandé une rançon à sa famille. Selon l’enquête, il aurait été tué à Camp Crane, au siège de la police.

VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Vietnam - France: une coopération chaque jour plus florissante