31/08/2017 12:20
La bataille contre des sympathisants du groupe Éat islamique (EI) qui occupent depuis trois mois une partie de la ville de Marawi (Sud) aux Philippines est dans sa "phase finale", a annoncé mercredi 30 août le président Rodrigo Duterte.
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Des blindés et des fantassins philippins se dirigent vers le front à Marawi, le 30 août.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le chef d'État philippin s'est exprimé peu après que les troupes gouvernementales eurent sécurisé un pont stratégique de Marawi, leur permettant un meilleur accès aux zones tenues par les jihadistes ayant prêté allégeance à l'EI.

"Nous en sommes à l'ultime étape", a déclaré le président philippin à Manille, la capitale de ce pays à majorité catholique, située à environ 800 kilomètres au nord de la zone de bataille.

Le 23 mai, les islamistes brandissant le drapeau noir de l'EI avaient mis à sac certains quartiers de Marawi. En réaction, M. Duterte avait décrété la loi martiale dans la région de Mindanao, soit le tiers sud de l'archipel.

Selon l'armée, les affrontements ont fait plus de 800 morts. Les combats, qui comprennent une campagne de bombardements aériens soutenue par les États-Unis, ont détruit une bonne partie de Marawi.

Selon Rodrigo Duterte ainsi que pour certains experts en sécurité, le but des combattants était d'établir une base pour l'EI en Asie du Sud-Est.

Le président a cependant prévenu mercredi 30 août que même une fois la bataille de Marawi achevée, les jihadistes pourraient lancer d'autres attaques ailleurs, en particulier dans le sud des Philippines, où vit la minorité musulmane du pays.

Les régions du Sud des Philippines sont depuis longtemps perturbées par des groupes armés musulmans, des guérillas séparatistes ou des malfaiteurs, dont certains se sont tournés vers l'EI.

Selon Rodrigo Duterte, d'autres villes à forte population musulmane, dont sa cité d'origine Davao, sont menacées. Il a également affirmé que la capitale Manille pourrait aussi être ciblée.

Quelques heures avant sa déclaration, les soldats philippins avaient sécurisé le pont Mapandi, qui constitue une voie de ravitaillement vitale à Marawi, et qui était auparavant sous la menace des tireurs et des grenades.

Selon le porte-parole de l'armée Restituto Padilla, seuls 40 combattants se trouvent encore retranchés au sein de la ville, dans une zone d'environ un demi kilomètre carré, mais où ils peuvent encore se cacher dans de nombreux bâtiments. Un commandant local a prévenu que de violents combats restent à craindre.

"À chaque centimètre carré que nous reprenons, ils résistent", a expliqué le brigadier général Melquiades Ordiales aux journalistes accompagnant les soldats qui traversaient le pont en grand nombre, alors que l'on pouvait encore entendre des tirs à proximité.

Les combattants ont jusqu'ici réussi à résister aux assauts de l'armée et aux bombardements en se réfugiant dans des tunnels et des bunkers. Ils détiendraient encore des otages, dont un prêtre catholique.

AFP/VNA/CVN
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