18/02/2018 15:33
Edouard Philippe a présenté vendredi 16 février de nouvelles mesures pour protéger les entreprises françaises jugées stratégiques, un renforcement du dispositif du colbertiste Arnaud Montebourg, tout en assurant rester hostile au protectionnisme.

>>Une délégation de 45 entreprises françaises en Inde
 

Edouard Philippe, le 16 février dans une usine du géant des cosmétiques L'Oréal à Lassigny
Photo : AFP/VNA/CVN


Edouard Philippe a ainsi annoncé que le décret de 2014, qui oblige les investisseurs étrangers à obtenir, pour certains secteurs, une autorisation préalable de Bercy, généralement accordée en contrepartie d’engagements, sera étendue aux secteurs de l'intelligence artificielle, du spatial, du stockage des données, aux semi-conducteurs et aux infrastructures financières.

Dès l’autorisation des investissements, un mécanisme de contrôle sera effectué par un audit externe.

"Lorsque des engagements sont pris, ils doivent être auditables et respectés. C’est la moindre des choses", a-t-il dit. La liste des sanctions applicables sera elle enrichie.

L'association France Digitale, qui regroupe start-up et investisseurs, a immédiatement exprimé ses "plus vives inquiétudes" devant un supposé "sursaut protectionniste".

Le gouvernement va aussi assouplir le cadre juridique de création des actions spécifiques, les "golden share" qui permettent à l’
État de disposer de droits exceptionnels comme sur les transferts de propriété intellectuelle, sur les décisions d’implantations hors de France, ou sur des cessions d’actifs.

Accompagné du ministre de l'
Économie, Bruno Le Maire, qui prépare pour mi-avril une loi Pacte pour la croissance et les entreprises, le Premier ministre a choisi de présenter ces mesures après une visite dans une usine du géant des cosmétiques L'Oréal à Lassigny (Oise).

Le lieu n'est pas choisi au hasard: le géant suisse de l'alimentation Nestlé vient de décider de ne pas renouveler l'accord qui le liait depuis plus de 40 ans à L'Oréal. La fin d'un pacte, entraîné par la mort de la propriétaire de L'Oréal, Liliane Bettencourt, en septembre, qui ouvre théoriquement la porte à une OPA sur le champion français des cosmétiques.

Peu après la disparition de la milliardaire, Edouard Philippe avait déjà assuré que l'
État serait "très attentif" au devenir de L'Oréal, une des plus grandes entreprises françaises.

Autre annonce, l'exécutif va mettre en place à l'
Élysée un conseil chargé d'anticiper les attaques et créer un fonds d'intervention financière.


AFP/VNA/CVN

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