07/06/2014 10:03
Amitié, solidarité, partage... sont autant de valeurs qu’a évoquées Pascal Deguilhem, président du Groupe d’amitié France-Vietnam de l’Assemblée nationale française à l’occasion d’une visite au Vietnam, du 2 au 8 juin.
Pascal Deguilhem. Photo : Bùi Phuong/CVN

Dans une interview accordée au Courrier du Vietnam, Pascal Deguilhem a réaffirmé sa volonté de renforcer les relations bilatérales et le soutien accordé au Vietnam concernant la question de la Mer Orientale.

Pourriez-vous nous dire quel est l’objectif de cette visite du Groupe d’amitié France-Vietnam de l’Assemblée nationale française au Vietnam ?

D’abord, je voudrais remercier Le Courrier du Vietnam d’avoir bien voulu rencontrer une délégation du Groupe d’amitié France-Vietnam de l’Assemblée nationale française dont je suis le président. Comme pour tous les groupes d’amitié, aussi bien pour l’Assemblée nationale française que pour la partie vietnamienne, ces groupes permettent d’entretenir une relation bilatérale, de coopération, de travail et, bien sûr, de témoignage d’amitié.

Mais au-delà de rencontres sur des sujets qui peuvent intéresser l’une ou l’autre partie, nous sommes venus ici en mission, ce qui n’avait pas eu lieu depuis longtemps. Nous venons ici dans une période un petit peu particulière, dans un moment particulier qui fera l’objet d’une de vos questions, je crois, tout à l’heure. Ces rencontres sont nécessaires, elles permettent de compléter, ou en tout cas de participer à l’entretien des relations bilatérales. Elles ne se situent pas qu’au niveau gouvernemental, ou à celui de la coopération économique et culturelle, puisque la coopération parlementaire a sa place, a son rôle à jouer entre nos deux institutions.

La délégation a rencontré à Hanoi des dirigeants de l’Assemblée nationale vietnamienne et plusieurs organisations et ministères vietnamiens. Vos estimations sur les résultats de ces séances de travail ?

Nous sommes très satisfaits de la façon dont l’Assemblée nationale vietnamienne a organisé le calendrier de rencontres, mais aussi des rencontres en elles-mêmes, puisque nous avons pu successivement nous entretenir aussi bien avec les dirigeants de l’Assemblée nationale et de la Commission des relations extérieures du Parti communiste vietnamien, du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Autant d’entrevues qui viennent dans le champ de nos préoccupations, mais aussi du Vietnam, puisque à l’occasion de chacune de ces rencontres, nous avons évoqué la question des relations internationales et de la tension actuellement de la situation en Mer Orientale.

Lors de la rencontre avec le vice-président de l’Assemblée nationale vietnamienne Huynh Ngoc Son, vous avez évoqué la question de la Mer Orientale. Le 15 mai, le Groupe d’amitié a rendu public un communiqué de presse relatif aux tensions en Mer Orientale. Pourriez-vous préciser les points de vue du Groupe d’amitié sur cette question ?

Le rôle des groupes d’amitié parlementaires, c’est d’être attentif à ce qui se passe dans le pays ami, dans le pays avec lequel nous entretenons des relations. Dès le 15 mai, face à la tension liée à l’implantation de la Chine de sa plate-forme de forage dans la zone économique exclusive du Vietnam, nous avons tenu à exprimer à la fois notre inquiétude sur la situation, notre appel bien entendu - c’est le sens de notre communiqué de presse - va dans l’évocation de la recherche d’un dialogue permanent pour faire que cette situation de tension puisse se résoudre de manière pacifique. Nous avons à chaque fois rappelé que nous souhaitions le règlement de cette question dans le cadre du droit international, du respect du droit de la mer, de la liberté maritime, de la circulation maritime puisque au-delà de la question qui concerne et la partie vietnamienne et la partie chinoise d’un point de vue territorial, il se pose plus largement la question de la liberté de circulation en général, du respect des Conventions internationales, et à ce titre là, nous sommes très attentifs et vigilants.

Quels sont les activités et les engagements du Groupe durant les années croisées Vietnam-France et France-Vietnam et dans les temps à venir en vue de renforcer les relations franco-vietnamiennes ?

Nous sommes en même temps très heureux et conscients d’être dans une période particulière en ce qui concerne la relation entre nos deux États. C’est bien sûr les années croisées France-Vietnam et Vietnam-France. L’an passé, j’étais ici même au Vietnam pour la partie de la France au Vietnam, avec tous les événements culturels qui se sont succédés.

Pascal Deguilhem (gauche) a remis le 3 juin à Hanoi au vice-ministre vietnamien des Affaires étrangères Hà Minh Ngoc le courrier du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. ADF/CVN


En même temps, c’était l’an passé le 40e anniversaire du rétablissement de nos relations. C’est très important pour notre Groupe d’amitié parlementaire de témoigner de notre attachement, de notre volonté d’asseoir des relations durables, parce qu’elles sont historiques, nécessaires. Ce 40e anniversaire est pour nous un nouveau point de départ qui nous permet de densifier notre relation qui peut s’exercer dans de multiples domaines.

Nous sommes très préoccupés par notre relation de travail parlementaire avec nos homologues vietnamiens, mais cela dépasse largement le cadre du fonctionnement de nos régimes, de nos institutions. Bien au-delà, nous nous intéressons à la question des territoires. En même temps, nous sommes à la fois parlementaires, et nous sommes des élus de territoires, donc de provinces. Et sur cette question, nous savons que l’établissement de nos relations durables se fait au plus haut niveau, au niveau national, mais se fait aussi sur la base de rencontres locales. Nous pensons, à travers le Groupe d’amitié, renforcer les relations locales dans le cadre particulièrement de la collaboration décentralisée. C’est aussi le sens de notre démarche.

Propos recueillis par Bùi Thi Phuong/CVN

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