01/12/2018 19:53
Quatre ans après son engagement, le Vietnam est plus proche que jamais des cibles "90-90-90" dans le combat contre le VIH/Sida. Un résultat irréfragable qui vient des efforts déployés par l’État mais aussi par la population.
Traitement d'un infecté au VIH à Binh Dinh (Centre).
Photo: Duong Ngoc/VNA/CVN

L’ONUSIDA (UNAIDS en anglais), qui lutte contre le sida dans le monde entier, a fixé les objectifs "90-90-90": 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% des dépistés reçoivent un traitement antirétroviral (ARV) durable, ce qui doit supprimer durablement la charge virale de 90% d’entre eux.

En 2014, le Vietnam s’est engagé à atteindre ces objectifs 90-90-90, un engagement qui paraissait alors très ambitieux. Mais les résultats de 2018 sont optimistes, et le but reste d’en finir entièrement avec le sida d’ici 2030.

D’après John Blandford, directeur des Centres américains de contrôle des maladies (CDC), en 2018, 93% des personnes infectées au virus VIH au Vietnam bénéficient d’un traitement antirétroviral dans les centres médicaux. "Très peu de pays du monde atteignent ce taux. Cela montre que le Vietnam est très proche à des deuxième et troisième parties des objectifs 90-90-90", explique-t-il.

Le directeur des Centres américains de contrôle des maladies (CDC), John Blandford.
Photo: Baomoi/CVN

Ce résultat est le fruit de la révision de la stratégie nationale en matière de santé publique. La mise en place de nouvelles assurances au profit des dépistages, la révision des guides de soin et des charges virales, le renfort des services de prévention sont autant de changements qui aident les infectés à recevoir les meilleurs services médicaux.

Bien que le Vietnam se rapproche des objectifs "90-90-90", pour en remplir la dernière partie, il doit faire face à d’importants défis.

Le Département de prévention et de lutte contre le VIH/Sida, relevant du ministère vietnamien de la Santé, rapporte 3.501 nouveaux cas d’infection par le VIH, 1.824 nouveaux malades du sida et 814 morts pendant les six premiers mois de 2018.

Un atelier textile pour les dépistés dans la province de Thanh Hoa (Centre).
Photo: Anh Tuân/VNA/CVN

Par ailleurs, plus de 50.000 infectés ne sont pas encore reconnus. Le VIH atteint particulièrement les consommateurs de drogue et les jeunes homosexuels (qui sont environ 170.000 au Vietnam).

De ce fait, le rapport régulier de l’ARV est le moyen le plus efficace dans le combat contre cette maladie.

À cet égard, le CDC confirme sa collaboration avec le Vietnam dans cette lutte et dans l’application de la recherche K=K (pas de nouveaux cas de VIH = pas de nouvelle épidémie) dans tous les coins du pays.

"En 2018, on constate certains résultats positifs dans la recherche K=K au Vietnam. Ces résultats se conforment à diverses recherches dans le monde entier, qui cherchent à améliorer les soins dans les centres médicaux et à assurer la réintégration sociale des personnes atteintes", ajoute John Blandford.
 
Dang Duong/CVN
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