04/12/2015 11:08
"Nous allons devoir nous interroger, en tant que société, afin de prendre les mesures simples qui rendraient non pas impossible, mais plus difficile, l'accès aux armes", a dit le président américain Barack Obama.
>>Une fusillade en Californie fait au moins 14 morts

Le président Barack Obama le 3 décembre à la Maison Blanche à l'issue d'une réunion avec son conseil de sécurité nationale. Photo : AFP/VNA/CVN

Au lendemain de la fusillade sanglante de San Bernardino en Californie, Barack Obama a jugé jeudi 3 décembre que l'Amérique ne pouvait faire l'économie d'une véritable réflexion sur les armes, quelles que soient les motivations des tireurs qui restent à ce stade mystérieuses : terrorisme, vengeance liée à un conflit sur le lieu de travail, voire un mélange des deux.

Le couple, qui a tué 14 personnes, disposait d'un arsenal colossal : plus de 6.500 cartouches de fusils d'assaut et d'armes de poing ont été retrouvées par la police dans la maison, la voiture et sur le couple de suspects. Douze engins explosifs artisanaux ont été retrouvés à leur domicile.

"Nous ne pouvons pas simplement laisser (les forces de sécurité) s'occuper de ces horribles fusillades. Nous avons un rôle à jouer", a lancé le président américain, la voix blanche, les traits tirés, lors d'une brève déclaration depuis le Bureau ovale.

Depuis son arrivé au pouvoir, en janvier 2009, le président américain affiche sa volonté de durcir la législation sur ce thème. Mais se heurte immanquablement à l'opposition du Congrès (où les deux chambres sont dominées par les républicains).

Tragédie après tragédie, il en est réduit à exprimer sa colère, à constater son impuissance.

"Nous ne devrions jamais considérer que cela fait partie du cours normal des choses", lançait-il mercredi 2 décembre, quelques heures après la fusillade de San Bernardino, déplorant des scènes qui se répètent à travers les États-Unis et sont "sans équivalent ailleurs dans le monde".

"Nos pensées et nos prières ne suffisent pas. Cela n'a aucun sens!", lâchait-il le 1er octobre 2015, quelques heures après une fusillade qui a fait dix morts dont le tireur dans une université de l'Oregon.

"Trop longtemps, nous avons ignoré le chaos que les armes à feu provoquent dans notre pays", déplorait-il le 26 juin à Charleston, en Caroline du Sud, lors de l'éloge funèbre du pasteur Clementa Pinckney, tombé, avec huit autres Noirs sous les balles d'un jeune partisan de la suprématie blanche.
 
AFP/VNA/CVN
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