25/05/2018 11:54
L'Iran, les Européens, la Chine et la Russie se réunissent vendredi 25 mai à Vienne pour faire le point sur leurs tentatives de sauver l'accord nucléaire conclu en 2015 avec Téhéran, deux semaines après le retrait fracassant de Washington.
Siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, le 14 novembre 2007. Photo: AFP/VNA/CVN


Pour la première fois depuis l'entrée en vigueur de l'accord, la réunion de la commission conjointe chargée de superviser l'application du texte se tiendra sans les États-Unis, qui s'en sont retirés le 8 mai. Les autres signataires se sont lancés dans un marathon diplomatique pour tenter de maintenir à flot l'accord destiné à garantir la nature strictement pacifique du programme nucléaire iranien.

Dans un rapport auquel l'AFP a eu accès jeudi 24 mai, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a une nouvelle fois attesté que l'Iran continuait à remplir ses engagements.

L'agence onusienne "encourage" toutefois Téhéran "à aller au-delà des exigences" posées par l'accord du 14 juillet 2015, afin d'améliorer la confiance, selon ce texte qui doit être examiné prochainement par le Conseil des gouverneurs de l'agence basée à Vienne.
 

L'Iran a indiqué attendre des mesures concrètes de la part des Européens pour décider si l'accord peut être sauvé, tout en menaçant, dans le cas contraire, de relancer son programme d'enrichissement d'uranium à un "niveau industriel". C'est Téhéran qui a demandé la réunion de la commission conjointe vendredi 25 mai. Les pays signataires et la Commission européenne doivent y être représentés par des directeurs politiques ou ministres adjoints des Affaires étrangères.

L'UE, la Chine et la Russie souhaitent que l'Iran reste dans l'accord, les Européens estimant que cela n'exclut pas de poursuivre les négociations avec la République islamique sur un texte élargi.

Le président américain Donald Trump reproche à l'accord d'être trop laxiste sur le volet nucléaire, et de ne pas englober les missiles balistiques de Téhéran, ni ses interventions directes ou indirectes dans plusieurs conflits régionaux, comme au Yémen et en Syrie.

Plusieurs responsables iraniens ont cependant averti que la réunion de Vienne ne serait consacrée qu'à l'accord existant, laissant entendre qu'il n'était pas question d'élargir les discussions. Depuis l'entrée en vigueur du texte âprement négocié par les grandes puissances, l'AIEA, qui est chargée d'en vérifier l'application, a toujours attesté que l'Iran remplissait ses engagements.


AFP/VNA/CVN

 

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