17/11/2020 08:42
L'annonce lundi 16 novembre par la Société américaine Moderna d'un vaccin efficace à près de 95% contre le COVID-19 vient apporter un nouvel espoir dans le monde où plusieurs pays, notamment en Europe, continuent d'adopter des restrictions face à une épidémie galopante.

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Une volontaire se fait vacciner contre le COVID-19 produit par Moderna à Detroit, le 5 août aux États-Unis.
Photo : AFP/VNA/CVN


Après l'annonce la semaine dernière par les laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech d'un vaccin efficace à 90%, la société de biotechnologie Moderna a affirmé que le sien avait une efficacité de 94,5%.

Elle compte en fabriquer vingt millions de doses d'ici fin décembre, rendant plus concrète la perspective des vaccinations contre le Covid-19.

Le directeur général de la Société allemande BioNTech avait, lui, estimé dimanche que "nous pourrions avoir un hiver normal l'année prochaine", à condition "que nous ayons un taux de vaccination important avant l'automne/hiver" 2021-2022.

Face à ces motifs d'optimisme, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué "les nouvelles encourageantes" sur le front des vaccins, mais mis en garde contre toute "complaisance".

"Nous continuons à recevoir des nouvelles encourageantes sur les vaccins et restons prudemment optimistes quant à la possibilité que de nouveaux outils commencent à arriver dans les prochains mois", a-t-il dit.

Il a également assuré être "extrêmement préoccupé par l'augmentation du nombre de cas dans certains pays", pointant la situation en Europe et sur le continent américain où "les travailleurs de la santé et les systèmes de santé sont poussés à bout".

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 1.319.561 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP lundi 16 novembre.

En Allemagne, où une forte hausse des infections a été observée depuis plusieurs semaines, la chancelière Angela Merkel a appelé les Allemands à réduire les contacts au strict "minimum", tout en se félicitant des premiers succès des mesures de lutte contre le Covid-19 qui ont enrayé sa propagation "exponentielle".

"Il nous reste un long chemin à parcourir, mais la bonne nouvelle est que nous avons réussi à stopper la croissance exponentielle" du virus, s'est-elle félicitée.

 


Les autorités allemandes étudient de nouvelles mesures : limiter les contacts aux "membres du foyer et un maximum de deux personnes d'un autre foyer", imposer le port du masque dans les écoles et réduire la taille des classes, selon un projet d'accord.

Rassemblements limités en Suède 

Au Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson s'est mis à l'isolement dimanche après avoir été en contact avec une personne infectée par le nouveau coronavirus, une quarantaine malvenue en plein sprint final dans les négociations post-Brexit. Il a assuré lundi 16 novembre se sentir "très bien" et "déborder d'anticorps" après avoir été gravement malade du COVID-19 en avril.

Avec près de 52.000 morts, le Royaume-Uni est le pays le plus endeuillé en Europe par la pandémie.

Ailleurs en Europe, la Suède, qui mène une stratégie moins stricte que la plupart des pays européens, a annoncé lundi limiter les rassemblements publics à huit personnes maximum face au rebond des contaminations, une première.

En Norvège, pays qui compte pourtant un taux de contaminations relativement bas, la municipalité d'Oslo a annoncé le durcissement des règles de "confinement social" pour les adolescents, particulièrement concernés par un récent rebond de l'épidémie.


 

Prélever l'échantillon pour le test de dépistage du COVID-19 à Vienne, le 23 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN


L'Autriche doit débuter de son côté mardi 17 novembre un second confinement, avec fermeture des écoles et des magasins non essentiels et appel à rester chez soi. Le chancelier Sebastian Kurz a également annoncé une campagne de dépistage du COVID-19 à grande échelle.

En France, 508 nouveaux décès ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, mais le nombre de nouveaux cas était au plus bas depuis des semaines, selon les données officielles.

Le nombre de personnes actuellement hospitalisées en France a battu un nouveau record, à 33.466 avec 2.065 nouveaux patients sur 24 heures. Lors du pic épidémique du printemps, il avait atteint un maximum de 32.292 mi-avril, époque où plus de 6.500 personnes étaient en réanimation.

"S'il y a des signes d'amélioration en termes d'épidémie, nous n'avons pas encore vaincu le virus", a prévenu le ministre de la Santé Olivier Véran, exhortant ses concitoyens à "ne pas relâcher (leurs) efforts".

Chicago se confine 

L'Europe n'est pas seule à redoubler d'efforts : de l'autre côté de l'Atlantique, la maire de Chicago, troisième ville des 
États-Unis, a recommandé à ses 2,7 millions d'administrés d'éviter les sorties à partir de lundi 16 novembre sauf pour les déplacements essentiels, dont le travail et l'école, de ne recevoir aucun invité et d'annuler les traditionnelles fêtes de Thanksgiving.

Il ne s'agit que de recommandations. En revanche, les réunions privées sont, de façon obligatoire, limitées à dix personnes maximum.

Les 
États-Unis, pays le plus endeuillé au monde par l'épidémie avec 246.224 décès, ont enregistré un million de nouvelles infections au COVID-19 en moins d'une semaine et ont franchi la barre des 11 millions de cas dimanche 15 novembre, selon l'Université Johns Hopkins.

En Australie, un nouveau foyer épidémique a été détecté à Adelaïde, une ville du Sud du pays qui était largement épargnée depuis sept mois, avec pour origine un hôtel où sont mis en quarantaine les voyageurs rentrant de l'étranger.

En Belgique, le gouvernement a annoncé son intention de traiter au moins de 70% de la population du pays, soit 8 millions de personnes, avec les futurs vaccins et de garantir leur gratuité "pour chaque citoyen".


AFP/VNA/CVN

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