01/03/2019 14:17
Un nouvel accord a été conclu entre pouvoirs rivaux sur l'organisation d'élections en Libye, après la non application de plusieurs ententes visant à sortir ce pays du chaos, a indiqué jeudi 28 février l'ONU.
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Le maréchal Khalifa Haftar (gauche), et le chef du gouvernement d'union basé à Tripoli, Fayyez al-Sarraj (au milieu), le 29 mai 2018 lors d'une conférence sur la Libye à Paris. Photo: AFP/VNA/CVN

Le dernier face-à-face entre le chef du gouvernement d'union, Fayez al-Sarraj, et son rival, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen, remonte à mai 2018 à Paris où, déjà, ils s'étaient engagés à organiser des élections le 10 décembre sans que cela ne soit suivi dans les faits.

Le nouvel accord a été conclu mercredi 27 février à Abou Dhabi, sous l'égide de l'ONU, lors d'une rencontre entre les deux hommes qui n'avait fait l'objet d'aucune annonce, a indiqué dans un tweet la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul). "Les deux parties se sont entendues sur la nécessité de mettre fin à la période de transition à travers des élections générales mais aussi sur les moyens de préserver la stabilité de la Libye et d'unifier ses institutions", a écrit la Manul. Elle n'a cependant donné aucun calendrier.

"Consensus"

Depuis  2011, la Libye est déchirée par des luttes d'influence que se livrent dans l'impunité la plus totale les nombreuses milices mais aussi les dizaines de tribus, composantes essentielles de la société libyenne.

Au plan politique, deux autorités se disputent le pouvoir dans ce riche pays pétrolier: le GNA, établi fin 2015 par un accord parrainé par l'ONU et qui est basé à Tripoli, et une autorité rivale installée dans l'est, contrôlé par l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le maréchal Haftar.

Un accord interlibyen sur une constitution et la tenue d'élections est nécessaire pour parvenir à une stabilité des institutions et un retour de la sécurité mais aussi pour remettre sur pieds l'économie chancelante du pays.

Le 18 janvier, l'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, avait espéré pouvoir convoquer "dans les semaines à venir" une Conférence nationale en Libye visant à mettre un terme à la transition et tracer le chemin vers des élections présidentielle et législatives. Ce processus inclura la possibilité d'un référendum sur un projet de Constitution, avait-il dit. Une fois établi entre les principaux acteurs "un nouveau consensus sur un calendrier national pour reconstruire un État civil libyen uni, nous serons en mesure de fixer une date et un lieu", avait-il ajouté.

"Nous avons tant travaillé pour cet accord", a réagi jeudi 28 février le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte. "Mais la situation en Libye est telle qu'il faut attendre que tous les acteurs aient donné leur accord. Nous suivons ce dossier avec attention, c'est notre dossier principal en matière de politique étrangère".

Xinhua/VNA/CVN
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