30/06/2019 14:07
Les dirigeants européens vont tenter dimanche 30 juin de surmonter leurs dissensions lors d'un sommet de crise à Bruxelles pour désigner le nouveau président de la Commission européenne, clef pour les nominations aux autres postes de pouvoir de l'UE.
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Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (gauche), le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel à Paris le 26 mars 2019. 
Photo: AFP/VNA/CVN

Un verrou serait tombé: le prétendant du Parti populaire européen (PPE, droite) à la tête de l'exécutif européen, l'Allemand Manfred Weber, recalé par les chefs d'Etat lors d'un sommet le 20 juin, aurait renoncé, ont expliqué samedi 29 juin ses proches et plusieurs sources au sein du PPE.

Sa condition: être élu la semaine suivante à la présidence du Parlement européen, ce qui implique un soutien des élus socialistes et centristes.

Son retrait permettrait de savoir si un autre candidat, celui des sociaux-démocrates, le Néerlandais Frans Timmermans, actuel premier vice-président de la Commission, peut obtenir la double majorité requise au Conseil et au Parlement européen pour occuper le poste.

Selon deux responsables impliqués dans les négociations, le camp social-démocrate s'est engagé à faire élire Manfred Weber, mais a aussi accepté d'accorder au PPE une autre de ses demandes, la présidence du Conseil, afin de s'assurer que le parti de droite, dont le soutien est indispensable, se rangera bien derrière M. Timmermans.

M. Weber pourrait annoncer son retrait dimanche, une fois assuré que les dirigeants des autres familles politiques auront approuvé le "deal" auprès d'Angela Merkel.

La chancelière allemande a d'ailleurs discuté de ce retrait avec ses homologues européens, le Français Emmanuel Macron, l'Espagnol Pedro Sanchez, et le Néerlandais Mark Rutte, présents au sommet du G20 à Osaka.

L'accord doit être bouclé au sommet dimanche soir 30 juin et communiqué aux chefs des groupes politiques pour l'élection du président du nouveau Parlement la semaine prochaine à Strasbourg.

Emmanuel Macron s'est montré très optimiste à Osaka. "Nous aurons les trois noms qui dépendent de nous", a-t-il assuré.

Outre la présidence de la Commission et celle du Conseil, le poste de chef de la diplomatie européenne doit aussi être attribué, le tout en respectant la parité et des équilibres géographiques.
 
AFP/VNA/CVN
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