12/07/2020 00:41
Une conférence consultative réunissant les recteurs des écoles membres de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) au Sud du Vietnam a eu lieu le 10 juillet à l'Université Hoa Sen de Hô Chi Minh-Ville. Elle s'est inscrite dans le cadre de la consultation mondiale auprès de la communauté scientifique francophone de l'AUF.
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Lors de la conférence des recteurs de l’Asie-Pacifique regroupant dix universités du Sud du Vietnam, le 10 juillet à Hô Chi Minh-Ville.

Le Professeur associé et Docteur Nguyên Ngoc Diên, recteur de l'Université Hoa Sen, a déploré le manque de doctorants au sein des établissements d'enseignement supérieur du pays ainsi que la précarité des infrastructures de certains. En outre, le mécanisme d'autonomie des universités vietnamiennes n'est pas encore d'actualité, plusieurs rencontrant des problèmes en matière de qualité des enseignants, et ce bien que certains soient titulaires d'un master. 

Pour Nguyên Minh Hông, rectrice de l'Université de pédagogie de Hô Chi Minh-Ville, cette question demeure préoccupante. "Environ 35% de nos professeurs sont titulaires d'un doctorat, mais ce taux reste encore très inférieur par rapport à d'autres pays", a-t-elle rappelé.

De surcroît, la fuite des cerveaux demeure un souci pour les établissements publics. Le professeur agrégé Nguyên Tât Toàn, vice-recteur de l'Université d'agriculture et de foresterie de Hô Chi Minh-Ville, a indiqué que ces dernières années, de nombreux enseignants avaient rejoint des écoles privées.

D'après les participants, la politique de soutien sous forme de bourse de l'AUF exige la maîtrise du français, or la plupart des jeunes ne maîtrisent que l'anglais. De plus, le français est de moins en moins utilisé dans l'environnement professionnel au Vietnam.

Nguyên Ngoc Diên, président de la CONFRASIE et animateur de la conférence.

Renforcer les réseaux universitaires

Selon les représentants d'universités, la plupart des projets de formation et d’octroi de bourses tout comme les manuels de français ont été abandonnés ou se sont réduits considérablement au Vietnam. C'est la raison pour laquelle les étudiants qui apprenaient le français se sont tournés vers des programmes d'anglais.

Les conférenciers ont donc suggéré que l'AUF relance certains projets de soutien à l'enseignement et augmente ses aides aux apprenants. De cette manière, le français pourrait à nouveau prospérer au Vietnam. 

En ce qui concerne la crise sanitaire liée au COVID-19, les participants ont indiqué que le milieu éducatif avait été fortement impacté, empêchant les étudiants de se rendre dans leurs facs.

"Les universités devraient se coordonner avec l'AUF pour développer des stratégies de coopération en cette nouvelle conjoncture marquée par la propagation du COVID-19, qui pose de nombreux défis et cause des impacts négatifs sur la vie socio-économique, dont le secteur de l’éducation", a souligné Nguyên Ngoc Diên.

Ainsi, il est nécessaire de renforcer les réseaux universitaires, de fournir des supports supplémentaires, notamment pour l'accès à l'Internet et aux ressources en ligne au profit d'un meilleur apprentissage.   
 
Texte et photos : Quang Châu/CVN
 

 
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